05262019Headline:

Naufrage sur le fleuve Niger, de nombreuses personnes toujours disparues.

Un terrible accident est survenu, mercredi 13 février dans l’après-midi, sur le fleuve Niger, entre le Bénin et le Niger au niveau de la localité de Sambéra, côté nigérien. Une pirogue a chaviré. D’après les autorités béninoises, soixante-quatre passagers ont pu être secourus et une quarantaine étaient toujours portés disparus hier soir. Ce jeudi matin, les circonstances de ce naufrage restent encore floues.

Hier, comme tous les mercredis, les habitants du village de Goroubéri, au Bénin, se rendent à Ouna, au Niger pour le marché. Comme chaque semaine, ils traversent le fleuve Niger en pirogue, sans atteindre cette fois la rive opposée.

« Quand nous avons audité le conducteur, il dit que c’est le vent. Juste à 200 mètres du marché, il y a un vent violent qui est arrivé. Il a renversé la barque et le chauffeur n’a pas pu maîtriser. Il y avait des marchandises et plus de 100 personnes dans la barque. Donc il y a aussi la question de la surcharge », analyse Igouma Douhramane, premier adjoint au maire de Karimama, ville voisine de Goroubéri.

Aucun corps n’a pu être encore repêché, une quarantaine de personnes manquent toujours à l’appel au moment où les secours ont interrompu leurs recherches, à la tombée de la nuit. Il s’agit essentiellement de ressortissants béninois. L’embarcation n’avait pas de manifeste de transport et c’est sur la base de témoignages de rescapés que la police tente de dresser une liste fiable des disparus. Au total, soixante-quatre passagers ont été sauvés par les pêcheurs et les secours. En début de soirée, les forces navales les ont ramenés dans leur village à Gorou Béri.

Des deux côtés du fleuve, une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de l’accident. Le conducteur, qui aurait survécu, ainsi que le propriétaire devraient être entendus et présentés au procureur.

Le drame, malgré des mesures existantes

En cause, donc, la surcharge que continuent de pratiquer certains piroguiers malgré des normes sécuritaires imposées par le Bénin et le Niger.

« Il y a quelques années, nous avons vécu la même situation. Depuis lors, nous avons pris des dispositions sécuritaires pour interdire le transport hors gabarit. Cette barque, nous n’avons pas compris comment ses éléments ont pu échapper aux contrôles. Aujourd’hui, avec les homologues du côté du Niger, nous allons nous retrouver pour mieux affiner ce dispositif », promet Mohamoudou Moussa, préfet du département béninois de l’Alibori…

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