10202017Headline:

Récentes attaques à Abidjan, une victime par balles raconte son calvaire et revéle l’identité du commando

Les victimes des récentes  attaques à Abidjan par des individus non encore identifiés continuent de livrer les contours de ces mouvements d’hommes armés qui laissent sur leur passage des victimes. Parmi elles, un jeune employé dans une usine de production de sachet plastique à la zone industrielle deYopougon   blessé par balles qui a bien voulu se confier à KOACI.

Pour les besoins de l’article et en vue de préserver sa sécurité à la demande de sa famille, nous lui attribuons les initiales DD.

En effet, DD, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est rendu aux obsèques d’un collègue de service dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 juillet 2017, dans un quartier proche de la prison civile de Yopougon, à proximité de la voie principale.

Aux environs de 23 h, explique-t-il, plusieurs coups de feu ont été entendus dans les environs, puis, un véhicule de type 4X4 roulant à vive allure sur la voie, à son bord des hommes en armes, s’est brusquement arrêté. L’un d’entre eux est descendu de leur engin, armé de kalachnikov, s’est approché du lieu des funérailles et s’est en pris à lui verbalement, puisqu’il était la première personne que celui-ci a aperçu sous l’une des bâches apportées pour abriter parents, familles, connaissances venus au chevet de la famille éplorée.

« Nous tirons en l’air pour que tout le monde rentre chez lui, vous faites quoi encore dehors, toi là, tu veux dire que tu es garçon, c’est ça », tout furieux, puis a ouvert le feu sur DD qui a été transpercé au pied par trois balles sans qu’elles ne touchent ses os. C’est la débandade partout, indique-t-il. L’homme en arme se retire avec ses amis qui démarrent en trombe vers le carrefour N’Dotré à Abobo.

Touché au pied et perdant beaucoup de sang, DD a été transporté d’urgence au Centre Hospitalier Universitaire CHU de Yopougon où il a été opéré avec succès. Sorti récemment du centre hospitalier, il conseille à la population de ne pas trop tarder dehors en ces temps qui courent.

Toutefois, il est sûr que ce sont les démobilisés qui ont tiré sur lui à bout portant, puisqu’ils étaient tous en lêkê (chaussure en caoutchouc pratique NDLR), pantalon jeans, haut de treillis, armés tous d’arsenal de guerre.

Est-ce ce même groupe d’hommes armés qui a encore récidivé une semaine plus tard dans une attaque simultanée à la prison civile, le camp de la Brigade anti-émeute, abritant la base du CCDO, l’ancien corridor à la Gesco, du 16ème arrondissement de Yopougon, la question reste entière.

Pour rappel, dans la nuit de vendredi 14 au samedi 15 juillet 2017, des attaques simultanées à Abidjan, notamment au carrefour N’dotré à la lisière des communes d’Abobo et Yopougon, à Angré (Cocody) et à Korhogo (nord du pays) avaient officiellement causé trois morts et trois militaires arrêtés.

Certains observateurs suspectent un deal passé à Abidjan en juin dernier entre le pouvoir et les ex-démobilisés dont certains qui résident à Bouaké, pour perturber la période des jeux de la francophonie à des fins de règlements de compte politique en vue de 2020.

Casimir Boh, Abidjan

koaci

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