05242018Headline:

Un pêcheur, taillade à la machette ses collègues pour un vol de ses poissons

Ressortissant ghanéen de 64 ans, B.G., pêcheur traditionnel établi à « Ehoussou », village situé en bordure de la lagune Aby, entre la ville d’Adiaké et la sous-préfecture d’Etuéboué, est recherché par les forces de l’ordre. Il est porté contre lui de graves accusations d’agressions, à la machette. Faisant des blessés gravement.

Sur ces faits, nos sources informent que depuis toujours, c’est avec les retombées financières de son activité de pêcheur que l’homme nourrit sa famille et scolarise ses gosses. Et les choses semblent relativement aller au mieux pour lui. Chaque jour, il étend ses filets dans la lagune Aby et, tôt le matin, il vient vérifier la prise. Mais depuis un bon moment, c’est le revers pour l’homme. Lorsqu’il vient tôt le matin contrôler ses filets, il se rend compte que des inconnus l’ont devancé et ont récupéré tous ses poissons. Et pis, ses filets sont des fois détruits ou carrément emportés.

Alors, déterminé à mettre la main sur celui ou ceux qui lui font ça, il décide de faire le guet. Ainsi, très tard dans la nuit du lundi dernier, nos sources indiquent qu’accompagné de ses grands fils, le sexagénaire se rend à la lagune. Il est environ minuit. Et là, il aperçoit trois jeunes garçons, à l’endroit où ses filets sont placés. Pas de doute pour B.G. Ces jeunes gens, qui sont des pêcheurs comme lui, sont ses voleurs. A bord de sa pirogue, il pagaie très vite et se retrouve à hauteur de ceux qu’il suspecte.

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Les menaçant sérieusement de mort, il intime l’ordre à ses jeunes collègues de le suivre lui et ses fils. Il conduit ainsi ses « otages », dans une cocoteraie, non loin du village. En ces lieux, il place les jeunes garçons comme si ceux-là, se retrouvaient devant un peloton d’exécution. Au lieu de saisir le chef du village, le pêcheur, au mépris des lois en vigueur, opte plutôt de se faire justice.

Et malgré les supplications des trois garçons, qui lui signifient qu’ils n’ont rien à voir avec les vols présumés de ces poissons, B.G. leur conseille plutôt de prêter attention aux propositions qu’il va leur faire. Ainsi, avec une odieuse détermination, il indique à l’endroit des jeunes gens, qu’ils ont le choix entre le fusil en sa possession ou sa machette. Et précisant de façon sinistre sa pensée, chacun de ses « prisonniers » est libre de choisir, qu’il lui sectionne la main à l’aide de la machette. Ou qu’il l’exécute tout simplement à coup de fusil.

Les trois pauvres garçons qui, en pleurs, supplient vainement le pêcheur et ses fils, tiennent encore à la vie. On apprend alors qu’ils choisissent tous, de se faire couper la main. Ainsi, N’Douva Amon Roch, Gnamien Ahizi et Miézan Francis, c’est d’eux qu’il s’agit, se feront atrocement taillader à la machette.

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Après l’acte odieux dont il est accusé, le pêcheur criminel présumé plie bagages et se taille dans la nature, avec sa famille. La gendarmerie, informée de l’affaire, ouvre une enquête et recherche activement le coupable présumé de l’acte sauvage. Les victimes sont elles évacuées dans l’un des centres hospitaliers, à Abidjan.

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