03292017Headline:

Yopougon : Attaque sanglante contre des domiciles de policiers/ Un policier grièvement blessé par balle, sa collègue prise en otage

frci fusil

Yopougon: Un policier grièvement blessé par balle, sa collègue prise en otage

Une importante somme d’argent, une arme à feu et des munitions emportées
A l’aube du mercredi 10 août 2016, des gangsters ont mené une attaque sanglante contre des domiciles de policiers.

C’est au quartier « Sideci-Béago », dans la commune de Yopougon, que la scène criminelle s’est produite. Ce jour-là, soutiennent nos sources, il est un peu plus de 4h du matin, lorsque les gangsters au nombre de deux, accèdent à la cour.

Munis d’un pied-de-biche, ces criminels foncent sur la maison de dame G.M., sergent de police de son état. Avec leur objet en fer, ils défoncent la porte et pénètrent à l’intérieur du domicile. Réveillée au même moment par le bruit du casse, la bonne dame sort de sa chambre pour gagner le salon. Là, elle reste tout de suite au « garde à vous », que lui imposent les deux malfaiteurs armés de pistolets automatiques. La pauvre, maîtrisée et donc impuissante, regarde les gangsters mettre sa chambre sens dessus dessous et se servir dans ses biens. Et tranquillement, les deux ”mauvais garçons” font main basse sur un téléphone-portable, de bijoux d’importante valeur marchande, une paire de chaussures, la somme de 100 000 F Cfa, sans compter la somme de 45 000 F Cfa que lui a confié sa voisine.

Les biens mal acquis en leur possession, la policière croit que les criminels vont s’en aller. Elle se trompe totalement. Car ces scélérats comptent mener un autre assaut. Celui-là cette fois, contre le domicile de son autre voisin et collègue, le sergent-chef M.M., lui, détaché auprès d’une institution étatique de la place. A cet effet, et pour parvenir aisément à leurs fins, les criminels prennent en otage la policière et lui intiment l’ordre de les conduire à leur nouvelle cible. Dame G.M. n’a pas d’autre choix que celui d’obéir. Surtout menacée d’être abattue par ces malfrats loin de plaisanter. Elle s’exécute donc, et sous la dictée des quidams, la policière frappe à la porte de son collègue.

Soutenant, d’un timbre vocal empreint de souffrance, avoir un terrible mal de ventre. Elle voudrait donc qu’il l’accompagne dans un hôpital. Entendant cet appel pathétique, venant de sa collègue souffrante, le sergent-chef saute immédiatement de son lit et ouvre la porte. Il est trop tard lorsqu’il comprend qu’il est tombé dans un guet-apens. Croyant toutefois échapper aux faiseurs de mal, le flic tente de rabattre sa porte. Il n’en a malheureusement pas le temps. L’un des assaillants ouvre aussitôt le feu sur lui. L’atteignant grièvement à la hanche. Le pauvre s’écroule. Alors qu’il perd du sang, l’un des bandits le tient en respect avec sa collègue.

Pour sa part, l’autre fripon pénètre à l’intérieur du logis de l’élément des forces de l’ordre et le passe au crible. Il s’y empare de sa carte professionnelle, de sa carte du Fonds de prévoyance de la police, d’une somme d’argent non évaluée, de quatre téléphones-portables et surtout, de son arme de dotation, un pistolet automatique, avec le chargeur garni d’une dizaine de munitions.

Peu de temps après, avec leur solide butin, la bande armée prend congé de ses victimes et décampe. Le policier blessé, lui, est plus tard évacué dans une clinique médicale, toujours à Yopougon. Le commissariat de police de la zone alerté, des agents se déportent sur les lieux, pour les constatations. Des recherches sont actuellement en cours, en vue de neutraliser les deux dangereux hommes armés.

Madeleine TANOU

Soir info

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