03262017Headline:

Yopougon : Des habitations gazées nuitamment par des policiers/ce qui se passe

Il était plus de 21 heures, mardi, lorsque ce fâcheux incident s’est produit dans le quartier Sogefiha situé derrière  le groupe scolaire Ségbé.

Des policiers en intervention dans un secteur du quartier Toits rouges, sous le prétexte de disperser une foule hostile de jeunes, ont balancé des bombes  lacrymogènes sur un pâté de maisons dont certains ont atterri directement dans des domiciles, a constaté l’AIP.

Il était plus de 21 heures mardi. Le secteur Sogefiha (derrière le groupe scolaire Ségbé)  vit une ambiance d’émeute. Les uns à pas de course s’éloignent du cœur de la cité où l’air est devenu irrespirable. A côté un jeune homme, un énorme calendrier en main, ventile une dame d’un certain âge qui suffoque. Une autre, plus jeune, est transportée, dans état lamentable, au domicile d’un voisin disposant de l’air conditionné .

Les commentaires fusent, les injures  également. Les hommes en tenue constituent une cible mais la principale reste la personne par qui le scandale est arrivé, un habitant d’un secteur voisin, la cité EECI.  Propriétaire d’une maison dans cette cité celui qu’on dit se nommer Gervais tente d’annexer un espace entre les deux secteurs. Ce à quoi s’opposent les habitants de la Sogefiha avec en tête les jeunes.

Ces jeunes ont ainsi détruit un mur qu’a commencé à dresser le propriétaire en question. Selon le président du secteur Sogefiha, Kakou San, l’homme a alors profité de connexions au niveau de l’appareil judiciaire pour déployer une dizaine de policiers conduit par un commissaire.

Ces éléments ont jeté les bombes lacrymogènes sur le pâté de maison environnant sous le prétexte d’avoir reçu des jets de pierre.  Des projectiles ont atteint au moins deux domiciles. Un des habitants du quartier a reçu l’objet dans sa chambre à coucher.

gaz

Un projectile dans la chambre d’un habitant du quartier

Les habitants du secteur Sogefiha, tous sortis de leur domicile en cette heure avancée, ont occupé l’espace objet du litige jusque tard dans la nuit même si le calme a fini par revenir. Les  forces de l’ordre ont quitté très tôt mercredi matin les lieux.

 AIP

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