10202017Headline:

Yopougon Insécurité : Un policier tabassé et désarmé en pleine régulation de la circulation

Les malfaiteurs font vraiment preuve de témérité, d’audace. Et ils l’ont encore démontré, le jeudi 13 juillet 2017, à Yopougon.

 Ce jour-là, en effet, rapportent nos sources, l’adjudant M.D., en service au District de police de Yopougon, est désigné à la régulation de la circulation. A cet effet, il va se tenir devant l’église Saint-André où grouille, en général, du monde. En ces lieux, par de grands gestes de la main, il fait son job. Il sermonne de mauvais automobilistes par-ci, des vendeurs à la sauvette par-là. Mais là, emporté par ses mouvements et sa gestuelle parfois hilarante, il ne fait pas attention à trois « sales mousquetaires », qui approchent de lui à pas feutrés.

Ainsi, une fois à hauteur du flic, l’un des malfaiteurs sort une arme à feu et la pointe sur l’agent. Puis, ces criminels somment l’élément des forces de l’ordre de se débarrasser de son pistolet de dotation et de le leur remettre. Mais l’adjudant M.D. n’est pas une mauviette. Toute sa dignité de policier, payé avec l’argent du contribuable, réside dans cette arme de dotation. Alors, il refuse de se plier aux injonctions des trois scélérats, menaçant de l’abattre. Et là, sans même se soucier des nombreux badauds apeurés qui suivent la scène, les bandits se jettent sur le policier à bras raccourcis. Ils le passent à tabac, avant de lui arracher de force, son arme de dotation.

Une fois le butin de feu en leur possession, les gangsters se lancent alors dans un sprint. C’est à ce moment que la clameur publique se fait entendre. Bravant la peur, une foule de badauds se lance aux trousses des criminels. L’adjudant, à l’instant sonné, se relève difficilement, avant de se mêler aux « chasseurs improvisés de bandits ». Pierres, gourdins et autres sont balancés en direction des malfrats qui détalent. Et peu à peu, la distance séparant les deux groupes s’amenuise fortement. C’est clair, ces fripons ne sont pas imbattables à la course de vitesse. Tous ces désœuvrés, aux poumons dopés par le « gbêlê » et le « placali matinal », ont les mollets en feu.

Des mollets qui se montrent comme de puissants réacteurs d’avion. Ils ont un sprint déroutant. Et finalement, deux des bandits, épuisés, se résignent comme des coqs exténués. Des coqs poursuivis depuis l’aube, comme on en voit dans des bourgades avec des villageois, qui veulent les offrir en pâture à des visiteurs étrangers, pour le bonheur des papilles gustatives de ces derniers. Sur les deux malfrats appréhendés et remis aux forces de l’ordre, il est retrouvé en plus d’un autre pistolet, l’arme à feu du policier. Son bien lui est restitué à ce dernier. Des recherches sont en cours pour retrouver l’autre criminel, qui a échappé à la clameur publique. Mais on comprend maintenant pourquoi les bandits n’avaient curieusement pas tiré sur lui, lorsqu’il s’opposait farouchement à eux. C’est que le chargeur de l’arme à feu, pointée sur lui par les gangsters, était à la vérité, vide de minutions. On peut donc vraiment dire que l’adjudant M.D. est un sacré veinard, sur toute la ligne

Kikie Ahou Nazaire

linfodrome

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