05292017Headline:

Yopougon/ Pris pour un voleur: Un policier a été battu par la foule

bagarre de policier

Y.A., sergent en service dans une unité d’intervention de la Police nationale, peut vraiment louer le Ciel. Lui qui a manqué de peu d’être lynché par une foule, à Yopougon.

En effet, nos sources expliquent que dans la matinée du jeudi 3 mars 2016, profitant de ce qu’il n’est pas de service, le sergent de police décide d’effectuer des achats. Et pour ce faire, il choisit le « Marché gouro » du quartier Banco 2. C’est à Yopougon, dans le dos de la gare routière de Siporex. Il est en compagnie de son voisin qui, lui, répond aux initiales B.T. Quelques instants plus tard, les deux hommes sont sur place. Il est environ 8h. Dans le marché, ils approchent un groupe de jeunes gens, pour leur demander l’endroit exact où ils peuvent trouver la marchandise de leur choix. Mais là, curieusement, ces jeunes donnent l’alerte, criant « au voleur ! » C’est que ces jeunes gens assimilent le flic et son voisin, à des voleurs. Et rapidement, la foule grossi et se fait de plus en plus menaçante. Les deux hommes qui comprennent le danger, vont à reculons, criant que l’on se trompe sur leur compte. Mais rien n’y fit . D’ailleurs, ils sont violemment pris à partie. Les coups s’abattent sur eux . Néanmoins, le policier et son voisin réussissent tant bien que mal, à se sortir de l’étreinte de la foule. Puis, sans demander leurs restes, ils s’engagent à fond dans un sprint. Ils sont toujours poursuivis. Des pierres et des gourdins sont lancés dans leur direction. Le policier et son ami, tels des athlètes chevronnés, tentent d’emprunter un taxi qui passait par là, en vue de s’enfuir. Là, ils n’y parviennent pas. Mais si son compagnon réussit dans la confusion, à se fondre dans la nature, ce n’est pas le cas de l’agent de police. Il est chopé par ses poursuivants qui, en voyant son pistolet à la taille, tentent de le désarmer. Il s’en suit une lutte pour le contrôle de l’arme. C’est là, qu’un coup de feu part accidentellement. Dès cet instant, les poursuivants prennent peur. Ils lâchent prise et cette fois, ce sont eux que l’on aperçoit en train de détaler pour se planquer. Non sans lâcher des jurons. L’agent de police n’en demande pas mieux. C’est du pain béni. Il prend la tangente. Entre-temps, la balle qui vient de s’échapper par inadvertance de son arme, est allée se loger dans la cuisse droite de D.B., un vendeur d’habits de seconde main, qui venait là, pour faire son boulot. Hurlant comme un goret sous la douleur, de bonnes volontés volent à son secours et l’évacuent dans la clinique médicale la plus proche. Ayant su cela, le sergent Y.A. se déporte aussitôt à la police, et explique son infortune, avant d’évoquer le malheureux incident collatéral. Sur ce, il se rend, dit-on, au chevet du blessé. Une enquête est ouverte par ses collègues, pour savoir tout de ce qu’il s’est passé. Mais on peut le dire, ce flic a eu une sacrée chance. Il aurait pu être tué par ces déchaînés.

KIKIE Ahou Nazaire

Soir Info

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