09232017Headline:

Yopougon/ Un élément de l’état-major des Armées tailladé à la machette à son domicile

En service à l’état-major des Armées, le sergent-chef J.S. des Forces armées de Côte d’Ivoire ( Faci) a passé une nuit, du samedi 17 au dimanche 18 décembre 2016, infernale.

L’infortuné a reçu une visite peu recommandable à son domicile sis au sous-quartier « Solic 3 », à Yopougon-Sogefiha. Et il en garde un souvenir très amer. Selon nos sources, en effet, il est 4h du matin et, à cette heure-là, le militaire pionce encore du sommeil des justes. Avec lui, les membres de sa famille. Hélas pour lui, à cette heure-là, des individus, au nombre de trois, ne sont pas blottis dans les bras de Morphée. Eux pensent qu’ils ont bien mieux à faire. Et ce « mieux à faire », c’est l’attaque du domicile du militaire. Alors, les trois malfaiteurs, armés de machettes, et surtout de kalachnikovs, pénètrent à l’intérieur de la piaule de l’homme en tenue après en avoir cassé la porte de l’entrée principale. Il revient alors que, brutalement tiré de sommeil par les bruits du casse, le militaire sort de son lit et fonce tout droit aux nouvelles.

Lorsqu’il déboule au salon, le voilà face au commando armé. De quoi le refroidir de trouille. Mais un soldat reste un soldat. Pas question de reculer devant l’ennemi. Il faut plutôt le repousser. Même si du « côté ami », il n’y a qu’un seul élément et que « côté ennemi », on note trois forces en présence, il faut tout de même aller au combat et ne pas abandonner ses lignes. Alors, le militaire engage la résistance. Mais le pauvre n’aurait pas dû le faire. L’arsenal de l’ennemi est renforcé. Ainsi, à l’aide de leurs machettes, les gangsters administrent de violents coups au sergent des Faci. Grièvement blessé, il ne constitue plus à présent un réel danger pour la bande armée. Plantant leur « drapeau » en territoire conquis, les trois quidams peuvent alors opérer en toute quiétude. Ainsi, échouent dans la besace des assaillants, un ordinateur-portable, des téléphones-portables et de l’argent. Mais alors qu’ils en sont encore à écumer la maison du militaire, les criminels apprennent que du renfort aux occupants de la maison assiégée, est en route. La police, en tout cas, alertée par une bonne volonté, fonce en direction du domicile attaqué. Les quidams lâchent alors prise. Il leur faut battre en retraite. C’est ce qu’ils font.

Mais dans la débandade, ils abandonnent sur place, une kalachnikov et une quinzaine de munitions. Les éléments de la police qui effectivement arrivent sur les lieux, procèdent au constat d’usage. Puis, dans le cadre de l’enquête qu’ils ouvrent, ils récupèrent comme pièce à conviction, l’arme de guerre garnie de 15 munitions, abandonnée sur la ligne de front, par les scélérats en fuite. Après quoi, le militaire blessé est évacué dans un centre hospitalier.

KIKIE Ahou Nazaire

linfodrome

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