12062016Headline:

Yopougon : Un officier de police tabassé et humilié par des apprentis-chauffeurs

cortege president policier blesse

Le respect vis-à-vis de la force publique, notamment la Police, semble avoir foutu le camp. Des individus faisant preuve d’incivisme à l’égard de nos agents des forces de l’ordre n’hésitent pas un seul instant, à les humilier.

Une pareille scène révoltante a été donnée de vivre à des riverains, en Zone industrielle, dans la commune de Yopougon. En effet, nos sources expliquent que le plus souvent, en Zone industrielle, dans la « Commune de la joie ( l’autre appellation de Yopougon) », de gros camions, après des livraisons ou attendant d’être réquisitionnés pour des livraisons, obstruent carrément la chaussée. Rendant ainsi difficile, la circulation. Alors, il faut empêcher cela, en sensibilisant les camionneurs sur la situation qui crée de gros désagréments. En tout cas, c’est la consigne ferme, que donne la hiérarchie de la police.

Ainsi, le dimanche 13  novembre 2016, aux alentours de 7h, des agents de police, pour faire appliquer la disposition, se retrouvent dans la zone indiquée. Parmi eux, l’officier O.M. Dans sa progression, le lieutenant se retrouve du côté d’une importante société de la place, bien connue du reste. Il y voit garé en face même, un camion-remorque. Il approche le conducteur dudit camion et lui expose la préoccupation de sa hiérarchie qui ne veut plus que des engins lourds viennent garer à cet endroit, pour empêcher la fluidité routière. Après quoi, il demande au conducteur du poids lourd qu’est Seydou K., de chercher un autre endroit où garer son camion.

Mal lui en prit. Le chauffeur se déchaîne subitement et incite à la révolte, les autres conducteurs de poids lourds. Ces derniers, très excités dit-on, se montrent tout de suite hostiles à l’encontre de l’agent des forces de l’ordre, qu’ils somment de se barrer de là. Deux de leurs apprentis que sont Ibrahim K. et le I. Balili, tous deux la vingtaine, rentrent dans la danse. Ils se jettent sur l’officier et sous les hourras insensés de leurs collègues et autres patrons, ils passent à tabac l’infortuné lieutenant.

Tiré plus tard des griffes des deux zélés, O.M. donne l’alerte à ses collègues. Et sur instructions de leur hiérarchie, les agents de police mettent la main sur les deux agresseurs. Et en attendant d’engager une procédure pénale contre eux, Ibrahim K. et I. Balili étaient gardés à vue. Eux qui réalisent à présent, que les autres les ont bêtement poussés à la faute, semblent regretter leur acte. Mais il leur est fait comprendre qu’on ne peut ainsi inutilement et impunément humilier un représentant de la force publique. 

KIKIE Ahou Nazaire

linfodrome

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