01212017Headline:

Yopougon -Un policier tabassé par un chauffeur de « gbaka » son uniforme emportée

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Un policier tabassé par un chauffeur de « gbaka » et son apprenti: Ses effets de travail emportés

Déshonneur des déshonneurs pour le sergent de police A.B, en service à la Première Compagnie républicaine de sécurité ( Crs 1). Une véritable humiliation lui a été infligée par un chauffeur de « gbaka » et son apprenti, tous deux inutilement zélés.

En effet, nos sources rapportent que, le vendredi 8 mai 2015, commis à la sécurisation de la visite du Président de la République Alassane Ouattara, à Alépé, la nuit est tombée, lorsque l’agent de police est de retour à Abidjan. A Adjamé où il se retrouve aux alentours de 23h, il emprunte un minicar de transport en commun, appelé « gbaka ». Sa destination est le quartier « Camp militaire », à Yopougon où il habite.

En chemin, comme cela est de coutume dans ces véhicules, l’apprenti demande aux passagers de payer le tarif du voyage, qui est de 200 F Cfa. A cet effet, le flic lui remet un billet de 2 000 F Cfa. Presque parvenu à destination un peu plus tard, c’est de toute évidence que le sergent de police réclame sa monnaie. Mais à son étonnement, il est rabroué par l’apprenti qui, en des termes peu policés, lui demande d’attendre. « Pour 200 F Cfa, tu donnes un billet de 2000 F Cfa et tu embêtes les gens pour ta monnaie. Si tu ne restes pas tranquille, on va te ramener à Adjamé. Merde alors ! », lance l’apprenti.

Devant les propos orduriers du malotru, le sergent de police s’insurge avant de réclamer de son interlocuteur, un peu plus d’égards vis-à-vis de sa personne. Il s’en suit alors une vive dispute entre les deux hommes. Et une fois à destination, c’est le chauffeur de gbaka qui s’en mêle. Il se range du côté de son apprenti et se met à proférer également des insanités à l’endroit de l’agent de police. Pis, ils se mettent à deux, pour sauter sur le sergent A.B qu’ils passent sans ménagement à tabac. Ils tentent même de le désarmer. Fort heureusement, les deux malabars se heurtent à l’opposition farouche de l’élément de la Crs 1. Il n’est pas question pour ce dernier, d’abandonner aux mains de ces individus, son arme qui fait sa dignité d’agent des forces de l’ordre. N’empêche, ses agresseurs se rabattent sur autre chose. Ainsi, ils lui arrachent son sac contenant ses deux tenues treillis, ses insignes et sa paire de rangers.

L’apprenti et son patron confisquent ces importants effets donc et prennent le large à bord de leur véhicule. Ce, sous le regard impuissant du pauvre A.B. Ce dernier est allé porter plainte au commissariat de police en charge de la zone où les faits se sont produits.

Madeleine TANOU

Soir Info

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