12052016Headline:

Yopougon/un petit garçon de 11ans meurt pendu, sa mère lynchée par la foule

Des-tueurs-de-femmes-

Samedi à Yopougon, alors qu’une femme venait de perdre son petit garçon de 11ans dans des conditions encore étranges, traitée de sorcière par les habitants, elle a copieusement été rossée. L’intervention de la police sera son salut.

Les faits se sont précisément produits au secteur petit toit rouge, quartier Konan Ferand de la commune de Yopougon, samedi en milieu de journée. Une femme qui s’est rendue rapidement au marché pour acheter du manioc, au constat sera très vite rattrapée par la réalité des enfants qui jouent seuls, sans se soucier du danger qui peut être. À son retour en effet, elle a découvert son fils de 11ans pendu, le cou noué à un pagne et accroché à un chevron qui tient le toit de la maisonnette, à sa grande surprise.

Paniquée, traumatisée par l’horreur des faits, ses cris de détresse vont pourtant sonner à la fois son jugement et sa condamnation. Car à la découverte des faits en effet, elle est immédiatement traitée de sorcière par les habitants qui la rudoient subséquemment.

“C’est en sorcellerie, qu’elle a poussé son enfant à se pendre… Depuis fort longtemps on la soupçonnait d’avoir des pouvoirs mystiques” vont témoigner la plupart des personnes contre la mère retenue dans une chambre.

Informée urgemment, l’intervention de la police va permettre à la commune d’éviter un deuxième drame. La présumée sorcière sur de simples allégations est évacuée sous forte escorte policière.

Quant aux circonstances dans lesquelles le môme a perdu la vie par pendaison, alors qu’il se trouvait tout seul en train de jouer à la maison, la piste d’un accident domestique sera de plus en plus privilégiée à l’ouverture d’enquête.
Les techniciens de scène de crime ont effectué de nombreux prélèvement afin de mieux étudier les faits.

À Abidjan, dans les quartiers peu favorisés ou non, généralement les enfants sont sans surveillance quand ils s’amusent. En cas d’accident, les femmes sont responsables. On leur impute à crime leur insouciance, ou elles sont très carrément traitées de sorcières.

Adriel, Abidjan

koaci

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