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Abobo : Il protège sa belle-sœur et écope de 5 ans de prison

Ali Doumbia, jeune ivoirien âgé de 25 ans a été jugé coupable de la vente de produits pharmaceutiques contrefaits, le 03 mars 2024 au tribunal du Plateau-Abidjan. Pour ce fait interdit par la loi ivoirienne, il écope de cinq (5) ans de prison ferme. Les faits.

Dans la soirée du vendredi 23 février de la même année, Ali en compagnie de l’épouse de son frère aîné, Alima Traoré, s’est rendu dans un magasin non loin de la grande gare d’Abobo pour le retrait d’un colis. Une fois la marchandise récupérée, le jeune homme et sa belle-sœur ont tenté de regagner leur domicile, c’est-à-dire la cour familiale des Doumbia. Chemin faisant, ils ont été interpellés par la police. Qui a trouvé sur chacun de nombreuses plaquettes de médicaments contrefaits. Des dérivés du tramadol selon les juges.

Amenée au parquet, la belle-sœur a confié que les deux sachets appartenaient à son beau et qu’elle ne savait pas les contenants. Stupéfait, le jeune homme n’a pu dire le contraire. Ce qui a amené la police à libérer Alima et de mettre Oumar sous mandat de dépôt. Devant les juges, le 03 mars 2024, Oumar a fait croire qu’il ne pouvait être jugé parce qu’il ne s’exprimait pas bien en français et que les juges devraient reporter son audience le temps de lui trouver un interprète. Une doléance refusée puisque Oumar a un avocat qui pouvait bien le défendre.

Se faisant passer pour quelqu’un qui a perdu la mémoire, Oumar a déclaré qu’il n’a pas été arrêté en compagnie d’une jeune fille. Après insistance, il a finalement reconnu, mais a avoué qu’il ne connaît pas cette dernière qui est en réalité sa belle-sœur. Pis, il a déclaré qu’il n’a pas été arrêté avec la marchandise alors qu’aux premières heures de son arrestation, il avait reconnu les faits et avait insisté pour que la police libère sa belle-sœur et le garde lui seul. Acculé de questions, Ali n’a pu trouver de bonnes réponses, les juges l’ont condamné à cinq (5) ans de prison ferme et une amende de 500.000 mille Fcfa. Pour l’avocat, son client devrait dire toute la vérité, afin de bénéficier d’une peine plus clémente.

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