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LA bibliothèque Atchan Patrice Koutouan, explique l’histoire de Yopougon

Peut être une image de 1 personneYopougon, aujourd’hui quartier cosmopolite de la ville d’Abidjan, avec ses maquis, ses bars, bonnes ambiances, était à l’origine le nom d’un groupe de Tchaman (ébrié), communément appelé Goto Yopougon, composé de 3 villages : Yopougon Kouté, Yopougon Santé et Azito. NB Le terme Goto, désigne en langue Tchaman, une confédération de villages dans un objectif, sécuritaire, administratif et religieux.
Les 3 villages de Yopougon, ne concernent que le découpage traditionnel; mais le découpage administratif du quartier, inclus en plus de ces 3 villages, les villages de Niango (Lokoa, Djèmin), Béago, Andokoua, etc… soit environs 11 villages et plusieurs quartiers.
Le nom Yopougon, tire ses origines de deux versions dont : 1 Celle désignant le site où le patriarche du nom de Yopou, accueilli les migrants, venus du village Bidjan de N’sègon, lieu où ils trouveront refuge. 2 Le site de tolérance, de pardon, mot se découpant en 2 substantifs ; «yôpô», qui désigne en langue Tchaman, la tolérance, le pardon et «gon», site, improprement orthographié Yopougon. Les villages traditionnels de Yopougon, étaient incrustés dans une végétation dense, les seules rues larges et bien entrenues, étaient perpendiculaires à la lagune.
Le village de Yopougon Kouté, situé à l’extrémité d’une pointe à l’entrée d’une baie assez profonde, possédait un débarcadère où les traitants Tchaman (ébrié); mais aussi Akye des villages de l’hinterland venaient écoulés leur production d’huile de palme.
En 1853, Baudin remplaçant de Bouet Willaumez, entrera en contact avec les villages de Yopougon; mais dès 1906 à 1931, une carrière d’exploitation de pierres fournissait des pierres pour l’érection des maisons en durs d’Abidjan.
A cette période, plus de la moitié des habitants de la ville habitait dans les quartiers périphériques de Yopougon et d’Abobo, un quartier de petits commerçants et artisans. Yopougon, ne prendra l’allure de quartier moderne qu’en 1970, avec la construction des maisons par les sociétés immobilières (SICOGI, SELMER, SOGEFIA) ; mais aussi par l’implantation en 1974 d’une série d’usine, dont celle de fabrication de «blue jeans» de marque Wrangler et en 1986 l’ouverture d’une unité de production de Yaourt pour ne citer que ces 2 usines.
NOMS TRADITIONNELS DES QUELQUES QUARTIERS DE YOPOUGON.
MÔBA PRÔTO.
Môba prôto, désigne l’espace qui aujourd’hui est devenu la zone industrielle de Yopougon qui englobe le domaine de la prison civile.
NB Jadis également village d’origine des ressortissants de Niangon (fratrie), nommé Gbeganto. Le village érigé par les Yopougon s’appelait Pitou Gbaya.
DOBI.
La rue principale de Yopougon, partait du village de Yopougon Kouté jusqu’à la gare où il fallait s’y rendre avec les “rapides” pour emprunter une voiture pour soit le Plateau où les différents endroits d’Abidjan et ailleurs. Cette voie principale se nommait : DOBI.
NB Singulièrement ce nom qui signifie “automobile en Tchaman (ébrie), nous indique le lieu où passait les voitures.
BRIGUI SITO.
Bruigui sito, désigne aujourd’hui «toit rouge », car les premières maisons avaient des toit-rouges.
NB Brigui Sito semble être comme l’indique son nom le lieu soit, où la route a été construite en briques ou le lieu où l’on confectionnait les briques.
MOUGA.
Représente le quartier actuel du côté de la Sideci.
COTOBOU.
Représente les environs du quartier Port-bouet 2. Port-bouet 2, car jadis les habitants du quartier précaire déguerpis lors de la construction du 43ème BIRMA, trouveront refuge à Port-bouet 2.
NB Port-bouet quartier des pêcheurs, donné en mémoire de l’amiral Bouet Willaumez.
GROPA BITÉ.
Gropa bité, aujourd’hui, Petit toit rouge et ses environs, Vatican I et II, Camp militaire à cause d’une opération immobilière initiée par le Président Houphouët pour les militaires, Koweit, nom donné au quartier précaire en mémoire de la guerre du Koweit.
N’GROMIN.
N’gromin, domaine ALPI et ses environs, frontières avec le village de Beago, village Tchaman du Goto Bôbô. NB Tchaman (ébrié), des villages d’Abobo ; mais aussi de Badjin.
Photo le Doyen Vry Aka, l’un des initiateurs du calendrier Tchaman.
Melv

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