04202024Headline:

Le président ne sera plus élu par le peuple dans ce pays ouest-africain

La nouvelle constitution adoptée par les députés accorde au Parlement le pouvoir de désigner le président de la République pour un mandat unique de six ans. Auparavant, le président togolais était élu au suffrage direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Cette décision représente un changement significatif dans le mode de gouvernance du pays.

La réforme constitutionnelle a été approuvée avec une écrasante majorité de 89 voix pour, une contre et une abstention. Elle a été proposée par un groupe de députés majoritairement affiliés à l’Union pour la République (UNIR), le parti au pouvoir. L’opposition, qui avait boycotté les dernières élections législatives en 2018, est peu représentée à l’Assemblée nationale, ce qui a favorisé l’adoption du texte.

Outre le changement dans le mode de sélection du président, la nouvelle constitution instaure également la fonction de “président du Conseil des ministres”. Ce dernier aura l’autorité pleine et entière pour diriger le gouvernement et en assumer la responsabilité. Il sera désigné pour un mandat de six ans et sera issu du parti majoritaire ou de la coalition majoritaire à l’issue des élections législatives.

Selon Tchitchao Tchalim, président de la commission des lois constitutionnelles à l’Assemblée nationale, cette révision constitutionnelle marque un transfert significatif de pouvoirs du chef de l’État vers le président du Conseil des ministres. Ce dernier devient le représentant de la République togolaise à l’étranger et prend en charge la gestion quotidienne du pays.

Cette refonte constitutionnelle marque le passage du Togo vers sa Ve République, le dernier changement constitutionnel majeur remontant à 1992. Elle intervient à moins d’un mois des prochaines élections législatives et régionales, prévues pour le 20 avril.

What Next?

Recent Articles