05262024Headline:

Mali : “L’alliance du 31 mars” organise la riposte…

Nombreux sont les observateurs de la situation au Mali qui scrutent de près l’annonce faite le 6 avril 2024, au siège du parti Néma à Bamako, de la réunion de ‘’L’alliance du 31 mars‘’ prévue pour le 11 avril 2024, pour porter la coalition politique anti-junte sur les fonts baptismaux et la doter d’organes opérationnels. Parce que ce groupement politique semble être la réponse de l’opposition politique à la tentative de démantèlement dont elle a fait l’objet par les autorités de Bamako.

Puisque la Coalition des mouvements de soutien à l’imam Mahamoud Dicko (Cmas) et l’Association des élèves et étudiants du Mali (Aeem), fer de lance de la contestation, ont récemment été dissoutes.

Concernant l’imam Mahamoud Dicko, principal tombeur de l’ex-Président Ibrahim Boubacar Kéita (Ibk) décédé, qui était officiellement déjà en Algérie pour des soins médicaux, il avait promis son retour au bercail dès qu’il s’établirait.

Maintenant, l’une des solutions qui lui restent, c’est de demander finalement l’asile politique à ses hôtes algériens, vu qu’il est désormais persona non grata dans son pays.

Le leader religieux n’a pas que le pouvoir de Bamako qui lui en veut. Les proches et partisans de l’ancien Président Ibk se réjouissent des déboires de Mahamoud Dicko.

Sur X (Twitter), l’un d’eux, Sissoko Sora Elvis (@DelphineSankara), indique que l’imam mérite ce qui lui arrive. “Pour une des rares fois, l’imam #Mahmoud_Dicko, le principal acteur de la chute du régime d’Ibk fêtera en dehors du Mali. La méchanceté se termine toujours contre son auteur. Il n’a rien vu d’abord…La lutte continue…”, poste-t-elle.

Alpha Gamale (@alphagamale) souligne en Bambara que Mahamoud Dicko est victime de la loi du Kharma. Il paierait donc pour avoir provoquer la chute de l’ex-Président Ibk, selon lui.

La réorganisation des forces de l’opposition est également scrutée de près par le pouvoir soumis à de fortes pressions sur le plan social, notamment du fait de la pénurie d’électricité. Mais aussi des restrictions dont pourraient faire l’objet les hommes d’affaires et autres chercheurs dans l’espace communautaire, du fait de la sortie du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Cedeao. Même le Premier ministre Kokalla Maïga a tenté le 5 avril 2024, de centrer son intervention sur les questions sécuritaires et de souveraineté, il est vite rattrapé par la grogne sociale.

En réaction à son discours, LA PAIX (@Babilymodibo) écrit : “Désolé excellence, nous cherchons l’électricité depuis le matin. Pensez un peu à votre peuple. Arrêtez avec vos discours qui ne régleront point le problème de @ENERGIEDUMALISA @EDMSAofficiel . Les maliens souffrent @ChoguelKMaiga”.

Pour sa part, La Balance (@Mamadou13027949) s’intéresse au contexte sous-régional et interpelle le Premier ministre. Il écrit : “On demeure toujours dans la Cedeao. On utilise le passeport Cedeao, le corridor Cedeao, le discours commence à faire rire. Donnez-nous du courant Allah kama”.

Et Lallana (@Bershkalebanez) d’ironiser : “Ne pas respecter ses engagements pris devant les institutions du pays est une Magie. C’est l’art de se dribler soi-même tout en gardant le ballon en sa possession et en oubliant que le ballon peut se percer à n’importe quel moment”.

 

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