04152021Headline:

CPI/ Procès de la crise post-électorale de 2010-2011: des ”ex-comzones” appelés à la barre

Il faut noter que dans l’ordonnance du renvoi, les ex-comzones, Coulibaly de Kouibly, Fofana Losseni, Koné Daouda dit kounda et Traoré Dramane ont tous nié tout lien et collaboration avec Amadé Ouérémi et ses hommes qui régnaient en maître sur le mont Péko.

Tout comme eux, les dozos ont décliné toute responsabilité dans ces massacres, les repoussant sur l’ex-seigneur du mont Péko et ses hommes.

« Il est juste accusé, mais pas encore déclaré coupable. Je suis en train de chercher à réunir tous les moyens pour le défendre. Si les moyens sont bons, c’est possible qu’il soit relaxé. Les charges sont nombreuses, j’ai recensé plus de 24 et ça s’apparente à un acharnement. » a déclaré Me Roseline Aka, avocate commise d’office au Burkinabé de 57 ans. L’avocate souhaite faire comparaître les ex-comzones. « Pour la nécessité de l’éclatement de la vérité, nous exigerons la comparution de toutes les personnes qu’il faut », a-t-elle affirmé.

VERS LA COMPARUTION DES COMZONES

Si les choses se passent comme souhaité par l’avocate de La Défense, Coulibaly de Koulibaly, Fofana Losseni dit Loss, Koné Daouda dit Kounda et Traoré Dramane seront appelés à la barre. Si d’emblée ils comparaîtront en qualité de témoins, ce procès pourrait néanmoins se transformer en une sorte de procès de la crise post-électorale de 2010-2011.

RAPPEL HISTORIQUE
Déclaré vainqueur des élections par la Commission électorale et indépendante (CEI) , Alassane Ouattara a du mal à exercer l’effectivité du pouvoir car son adversaire, le président sortant Laurent Gbagbo refuse de lui concéder la victoire.

Retranché à l’hôtel de golf, Alassane Ouattara va procéder le 11 mars 2011 à la création des Forces républicaines de Côte d’Ivoire composée d’anciens éléments de la rébellion des forces nouvelles, d’éléments des Forces de défense et de sécurité qui lui ont fait allégeance entre temps et appuyés par des supplétifs civils pour mener la bataille contre les soldats restés fidèles à Laurent Gbagbo. Dans la nuit du 27 au 28 mars 2011, les Frci feront leur entrée dans la ville de Duékoué suite à de violents combats avec les miliciens et mercenaires libériens à la solde de Laurent Gbagbo.

Les organisations de défense des droits de l’homme dont Human Wrights Watch dresseront un rapport où les Frci sont accusés d’avoir massacré de nombreuses populations civils. Ce procès s’ouvre à quelques jours de la décision de la chambre d’appel de la cour pénale internationale concernant la fin définitive de l’affaire procureur de la CPI contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé dans le cadre de la même crise post-électorale.

Afriksoir.net

Comments

comments

What Next?

Related Articles