12102016Headline:

ABIDJAN-Après le broutage: Voici la nouvelle “folle” attraction des jeunes”Galère ou vie facile”Decouvrez..

Resting in the dark

Resting in the dark

Après le broutage: Les jeunes misent tout sur les films porno !

Des actrices : « Ce n’est pas facile »

Dans les coulisses des tournages

Vice, fantasme ou nouveau phénomène de société, les jeunes sont de plus en plus nombreux à multiplier les cliqs sur les sites pornographiques. Pas pour mâter des films porno. Mais, plutôt pour faire acte de candidature au poste de…hardeur. Le modèle ‘’broutage’’ qui séduit tant de jeunes cède progressivement face à l’appel du sex business.

Soumis aux raids tous azimuts de la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (Plcc), le filon du ‘’broutage’’ a pris de sérieux plombs dans le clic. Mais pour autant, l’empire des amateurs d’argent facile et en vitesse ne semble pas près de baisser les clics. Ces ‘’opérateurs’’ont flairé un nouveau filon. Et nombreux sont ceux qui y sont déjà en pleine prospection : «Je me nomme Brice.G, Ivoirien, résidant à Abidjan. J’ai 21 ans, je mesure 1m79 pour 77 kilos. Signes particuliers : je fais 18 cm (parlant de son sexe, Ndlr) au repos, 26 au lever. Je suis capable de tenir plus d’une heure sans débander. J’ai toujours rêvé du métier d’acteur porno, je suis candidat, prêt pour tout essai » Sur des sites 100% porno visités (que nous nous gardons de citer ici pour des raisons évidentes), le box Casting est truffé de couriels portant ce genre présentation. Qui n’est ni plus ni moins qu’un acte de candidature au poste de… hardeur (acteurs de films porno). Certes, les postulants sont de divers horizons. Mais la charité bien ordonnée commençant par soi-même, ce sont les candidatures signées de jeunes se disaant Ivoiriens qui scotchent notre attention. Sans plus. Car, toutes nos tentatives de ‘’décortiquage’’ des posts aux fins d’entrer en contact avec des candidats se heurteront à un mur de protection que les habitués des choses du Net comprendront. Mais qu’à cela ne tienne. Un ‘’sondage’’ de quelques jeunes accros du Net, clients assidus de cybercafé sis à Marcory, Koumassi ou Treichville… et de grosses pièces du puzzle se mettent en place.

Dans le voisinage de l’Hôpital général de Marcory, Cissé D., ne fait pas de difficultés pour éclairer notre lanterne dès que nous entrons dans le vif du… phénomène. «Moi, je ne suis pas dans ça, mais j’ai des amis qui le font », annonce-t-il les couleurs. Puis de poursuivre : « Ils postent leurs photos sur des sites X dans l’attente que les gars remarquent qu’ils sont en forme (entendez, bien membrés, Ndlr) et les contactent pour aller tourner ». Jacques B., Franck R., Gérard V., Ali K., rencontrés plus tard par le truchement de Cissé se font assez clairs. « Le truc c’est quoi ? Actuellement, on n’a pas de boulot et les ‘’bizness’’ comme le broutage, c’est devenu trop dangereux. Donc, on se dit qu’en misant sur ce filon, on a des chances de taper dans l’œil des annonceurs des sites et…Dieu fera le reste», expliquent, en substance, nos quatre interlocuteurs.

Pénis, fesses et seins…hors gabarit

Quel que soit le site et l’âge (entre 19 et 30 ans, voire plus…), le princiapal argument des candidats pour se garantir des chances de « taper dans l’œil des annonceurs des sites » est toujours le même : des pénis aux mensurations plus impressionantes les unes et les autres. De véritable poteaux phalliques que les candidats ‘’plantent’’ avec une certaine fièrté sur des clichés d’eux nu. Et ce dans des postures et même mises en scènes diverses. Pour montrer et démontrer leur ‘’puissance’’. Il parait que c’est sur ces ‘’atouts’’ que tout se jouera pour remplacer le célébrissime Rocco Siffredi, champion du monde toute catégorie du hard, qui a officiellement pris sa retraite. Du côté des jeunes filles se disant Ivoiriennes – on y trouve un bon paquet entre 18 et 25 ans –, outre leurs jolis minois qui émergent des pérruques ou tissages extravagants ou leurs lèvres charnues invitant à la fellation, les princiaples ‘’attractions’’ restent immanquablement leurs chutes de reins vertigineux qui livrent des fesses aux galbes fort alléchantes… et des seins défiant toute résistance.

Entre deux questions, Jacques B, visiblement très à l’aise sur le sujet se laisse aller : des réalisateurs Blancs de films porno ‘’Amateurs’’ – un genre de plus en plus prisé par une bonne frange d’amateurs de films porno qui trouve cela plus naturel – qui ont déjà travaillé avec des camerounais, congolais et nigérians, viendraient souvent sur les bords de la lagune ébrié. « Pour de petits clips porno avec de belles Ivoiriennes ». En à croire notre interlocuteur, beaucoup de jeunes (les filles surtout) ‘’mangeraient’’ dans ces films amateurs que les réalisateurs écouleraient en Europe dans des crénaux assez limités. Même si parfois, la piraterie agressive permet de débusquer et ‘’dévoiler’’ certaines de ces filles. A l’image, entre autres, d’Aïcha qui fit couler beaucoup d’encre et de salives, avec son fameux casting porté par un cocktail d’humiliations qu’elle boira jusqu’à la lie. Convaincue qu’elle était de tenir là sa chance de devenir une grosse star… du X ! Exactement comme c’est (encore) le rêve de tous ces jeunes Ivoiriens qui squattent et postent leur ‘’candidature’’ sur les sites de castings porno, répus de la foi que c’est le job de rêve par excellence. « Ce qui séduit dans le porno ? Un job où tu te tapes des gos auxquelles tu ne pensais même pas dans tes rêves, et à la fin, on te paie de vrais cachets ! Personne ne peut dire que ce n’est pas tentant », argumentent nos interlocuteurs, sûrs de leur fait. Et pourtant, bien des doutes susbsistent sur les connaissances réelles de ces candidats relativement aux films pornographiques en tant que tel : comment ça marche ? Quels sont les tenants et aboutissants de ce “métier” ?…

Le porno… en vérité

Dans les films romantiques, lorsque le Prince charmant embrasse la starlette, on ne met pas vraiment la langue. Dans les films d’action, lorsque le “brave” tire, le “bandit” s’écroule… Puis se relève hors caméra, car c’est du faux. Mais dans le porno, lorsque l’acteur “tire”, même si l’actrice finit par se relever, c’est pour de vrai ! Ce qui fait dire à des professionnels du milieu que « le porno forme ainsi un îlot de vérité dans l’océan de cette illusion d’optique qu’est le Cinéma ». Un avis assez mitigé, il faut le dire. Car, pour les féministes, les actrices seraient maltraitées. Les pratiquants ayant expérimenté la chose, soutiennent que les sodomies seraient enjolivées et les becs les plus fins affirment que le sperme est truqué. Pis, les gémissements de plaisirs des actrices qui se font doublement pénétrer ne seraient que pure comédie. En clair, le porno ne serait pas « la vérité vingt quatre fois par seconde ». Quelques éclairages s’imposent donc.

Comme dans tous les secteurs d’activité, il peut y avoir de la promotion ­canapé, mais le porno n’a rien de spécifique. Le casting à la sauvage, qui transpire le non consenti ou l’humiliation comme on l’a vu avec Abiba par exemple, est un abus pur et simple. Car, ce ne sont ni les acteurs, ni les réalisateurs qui valident le casting, mais plutôt le producteur. En général, les actrices ne le connaissent quasiment pas et il opère ses choix à partir des books (photos où les filles posent dans diverses postures en tenue d’Adam). « Si à 29 ans, tu fais ce métier avec du Viagra, à 40 ans, il te faudra du ciment dans la bite » dixit Phil Hollyday, l’un des rares acteurs professionnels français du X. Si en Europe, les acteurs soutiennent ne rien avaler, aux États unis, par contre, c’est devenu banal. En plus des comprimés et autres pommades, les acteurs vont jusqu’à se faire des injections dans la verge pour s’assurer des érections-béton !

Avis aux amateurs et autres prétentieux à l’instar de ces candidats qui croient « taper dans l’œil des annonceurs » rien qu’en exhibant leurs pénis surdimensionnés : sur 100 candidats, à peine 10 arrivent à avoir (et garder) une érection lors de leur première scène. Ce qui n’est pas le cas des actrices qui, avec juste deux doigts de lubrifiant sont préparées, prêtes !

En dehors des tournages, il peut y avoir de petits shows entre les acteurs. Mais sur le plateau, pas question de s’amuser. On est là pour bosser ! A en croire Liza Del Sierra, jeune actrice française, « les seuls moments où on se marre en tournant, sont lors des scènes de comédie. Il y en a qui jouent tellement mal qu’il est impossible de ne pas se tuer de rire ! » Contrairement à ce qu’on voit dans les films X, une sodomie ne se passe jamais sans “désagréments”. Pour y faire face, les actrices se “vident” en faisant un lavement avant le tournage à l’aide d’une poire achetée en pharmacie. « Mais c’est vraiment désagréable, ça fatigue et ça tord le bide », comme le dit Liza Del Sierra. Ou elles se constipent en prenant des repas spéciaux ou encore en avalant des cachets d’Imodium (un anti diarrhéique bien connu). Mais malgré toutes ces précautions, de petits ‘’accidents’’, (déchets, déchirures et saignements…), coupés dans le montage final, arrivent souvent. Pis, les actrices sont unanimes : oui, la sodomie et la double pénétration sont douloureuses ! Résultat, pendant les scènes, il est prévu que lorsque l’actrice a mal, elle pince la cuisse de l’acteur sans que la caméra le montre ou lui lance un regard codé, ou encore se dégage tout de suite et passe à autre chose. La délicatesse de cette pratique est telle que, sur les tournages, elle est très contrôlée par les réalisateurs qui gèrent le rythme, la durée et les acteurs qui sont tenus de se montrer ‘’très doux”. En clair, « une fille qui se fait massacrer a affaire à des amateurs. On n’oblige personne et les acteurs n’ont aucun intérêt à se montrer brutes », dixit Phil Hollyday.

L’envers de ‘’l’enjaillement’’

Éprouve-t-on du plaisir ?

Tous les amateurs connaissent bien ces joyeux “geysers” éjaculatoires qui concluent en général les scènes pornos. Mais, ce n’est pas pour autant synonyme de “grand pied”. Sur un tournage, les hommes ont à gérer le stress et garder leur érection jusqu’au bout. Du coup, l’éjaculation n’est pas vraiment ce qu’on voit. Puisqu’ils ne sont pas censés jouir quand ils le veulent. Bien au contraire, l’éjaculation, il faut aller la chercher. Puis, prévenir dix secondes avant, pour que les cameramen se mettent en place pour capter l’angle adéquat.

Par contre, les actrices, elles, semblent beaucoup mieux loties sur ce plan, puisqu’elles sont plus passives. Ainsi, certaines actrices soutiennent qu’il leur arrive, parfois, d’éprouver du plaisir lors d’une scène, mais pas d’orgasme. En fait, lors des tournages, les réalisateurs exigent une qualité de l’image et des actions telles que ni les acteurs, ni les actrices ne peuvent vraiment se laisser aller.

Ça vient le sperme ?

Quand on tourne deux scènes par jour pendant une semaine, on renouvelle moins vite et le sperme est peu et trop clair. Certains réalisateurs utilisent alors du blanc d’œuf, de la farine et du lait pour faire leur trucage. Mais le plus utilisé reste le lait concentré en tube qui, selon les réalisateurs, donne entière satisfaction. Certains acteurs, pour éjaculer pour de vrai et en bonne quantité, boivent des œufs crus, mais, beaucoup d’actrices n’apprécieraient guère, car le sperme aurait alors une forte odeur.

Combien gagne une star du X ?

Peu. Sans parler des tournages dits “amateurs”, où le contrat se négocie à l’anatomie des acteurs et aux finances des producteurs. Mais dans tous les cas, le porno n’aligne pas les zéros. Pour un homme, le tarif va de 95.000 à 195.000 FCFA, la scène. Ce qui donne moins de 2 millions le mois pour les professionnels. En Europe, les professionnels du porno ont le statut “d’intermittents du spectacle”, mais ils ne touchent pas d’allocations quand ils ne “bossent pas”. Chez Marc Dorcel, gros producteurs français de films pornos, on compte 300.000 FCFA pour une scène vaginale, 360.000 FCFA pour une anale et 420.000 FCFA pour une double pénétration. Chez V Communication, autre gros producteur français, on offre 240.000 FCFA à 600.000 FCFA net la scène. En fait, la graduation reste plus liée à la notoriété de l’actrice qu’à l’acte. Mais, en général, les actrices sont obligées d’accepter le paiement en honoraires, donc sans couverture sociale. Si une actrice de renom peut gagner jusqu’à 3.000.000 FCFA par mois, pour les starlettes de la fesse, les mois à 900.000 FCFA alternent avec ceux de 600.000 FCFA.

Y a-t-il une vie après le porno ?

« Bien sûr », affirment les acteurs. Mais, si pour les hommes les choses se passent assez bien avec leurs compagnes, pour les filles par contre, c’est un peu plus compliqué. Lorsqu’elles sont célibataires, elles gèrent. Mais lorsqu’elles sont en couple (oui, il y en a !), aussi incroyable que cela paraisse, le problème ne se pose pas avec leur compagnon qui accepte leur “métier”. C’est plutôt avec elle-même ! « Pendant les scènes, je suis obligée de serrer les dents, penser fortement à la scène et oublier ma vie privée, sinon, je me dégoûte de moi-même après », a révélé Liza Del Sierra à ce sujet dans un magazine spécialisé.

Viendrait-on au porno par manque d’amour ?

« Pas du tout », répondent les psychologues. La vérité est que la plupart des filles qui entrent dans ce milieu sont carrément à la ramasse. Elles ont souvent un lourd passé et ce qu’elles cherchent, ce n’est pas l’amour. Plutôt l’appartenance à un groupe et la reconnaissance…

Réalisé par Améday KWACEE

 Star Magazine

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