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Côte d’Ivoire: «Arrivées Payées» voici comment les jeunes filles d’Abidjan deviennent les proies faciles pour les chauffeurs de taxis

En chantant « Abidjan est risqué » dans son dernier single, l’artiste Zouglouman Lunic ne semblait pas se tromper.

Dans une capitale économique où l’honnêteté a foutu le camp pour faire place à la malhonnêteté des jeunes gens, certaines filles ont encore du mal à s’en rendre compte.

Elles se rendent à des rendez-vous amoureux sans prendre la peine de s’assurer qu’elles ont au moins le minimum financier pour leur déplacement.

La plupart des cas, ceux qu’elles vont retrouver sont souvent des personnes qu’elles viennent à peine de rencontrer. Devenues des partisanes du moindre effort, elles croient aux assurances des « pointeurs » adeptes du prétexte «arrivées payées».

Avec la mauvaise fois galopante dans la société ivoirienne, ces hommes qui s’identifient comme des plaisantins, sont injoignables et absents dans les endroits prévus pour les rencontres ,mettant ainsi leurs conquêtes dans des situations humiliantes, parce qu’elles n’ont aucun « sou » pour s’acquitter du prix du transport convenu avant d’emprunter le véhicule .

Conséquence, des chauffeurs de taxis s’en frottent les mains et elles n’ont plus souvent que, à offrir leur corps en échange de l’argent, comme l’a constaté KOACI. le week-end dernier auprès d’une victime dans la commune de Yopougon.

K.L, étudiante dans une grande école du quartier des affaires au Plateau se souviendra longuement de la mauvaise nuit passée à  Abobo dans les bras d’un chauffeur de taxi compteur après avoir a été « doublé » par son nouveau prince charmant.

« Nous nous sommes rencontrés lors d’un anniversaire d’une amie en commun à Yopougon. Le jeune m’a dit que je l’intéressais et pour bien faire les choses il m’invitait dans un restaurant dans les jours suivants dans son quartier à Cocody Saint Jean. Le jour arrivé je l’ai appelé et je lui ai dit que je n’avais pas d’argent pour honorer son RDV. Il m’a rassuré que je pouvais emprunter un taxi et qu’il se tiendrait au bord de la voie où je devais descendre pour payer le transport (Ndrl 2000 FCFA). A ma grande surprise au lieu indiqué non loin de l’église Saint Jean, point de sa silhouette. Je tente de le joindre au téléphone il ne répond pas et après il est injoignable. Le chauffeur de taxi ayant senti que j’avais des soucis, me demande de remonter dans le véhicule. Je m’exécute, il me demande de payer son argent et que lui ne règle pas ce genre d’affaire à la police. C’était un homme avec de gros muscles je ne pouvais que suivre ses ordres. C’est comme ça il m’a informé que beaucoup de filles s’étaient déjà retrouvées dans ma situation en empruntant son véhicule et qu’il avait toujours trouvé un arrangement en échange de leurs corps. Ensuite il a démarré en trombe pour la commune d’Abobo. Je voudrais vous épargnez de la suite des choses (Ndrl en sanglots) , avant qu’il ne me dépose après son acte à Adjamé et me lance au visage un billet de 500 FCFA », a raconté cette dernière qui a porté plainte contre X à la suite son calvaire.

En discutant avec un chauffeur de taxi dans le cadre de notre enquête sur ce genre de situation, O.A m’a indiqué que ces cas étaient récurrents surtout les week-ends, mais contrairement à ses collègues qui demandent à coucher avec ses clientes, il a toujours proposé de les ramener chez elles afin qu’une solution puisse être trouvée auprès de leurs familles. Mais combien sont –ils comme ce dernier pour réagir ainsi ?

Les jeunes filles, aujourd’hui gagnées par la facilité devraient se résoudre à ne pas se rendre à des rendez-vous surtout pour des personnes qu’elles connaissent peu, sans prendre la peine d’avoir leur transport pour se déplacer, cela leurs éviteraient d’être des proies faciles pour des chauffeurs de taxis qui n’en demandent pas mieux.

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