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Côte d’Ivoire: Prostitution à “go,go” une maison de joie en plein Koumassi !

Côte d'Ivoire: Prostitution, une maison close en plein Koumassi !

 

Prostitution, une maison close en plein Koumassi !

Samedi Un lupanar est une maison close, un établissement offrant le service de prostitution. Vendredi à la suite d’une enquête, nous en avons découvert un en plein Koumassi, commune d’Abidjan.

Des jeunes filles habillées d’une jupe ultra courte et d’un haut qui ne couvre que la poitrine, les épaules et le ventre étant à l’air libre c’est ce qu’on a pu découvrir vendredi dans une maison située au quartier prodomo de la commune de Koumassi.

La maison se présente comme un hôtel grâce une affiche pointée à l’entrée. A l’intérieur c’est une véritable maison de sexe qui fonctionne comme une entreprise avec plus d’une cinquantaine de jeunes filles dont l’âge varie entre 18 et 27 ans.

Vendredi matin en franchissant les portes de ce lupanar (ndlr nom attribué aux maisons se sexe dans les pays francophones) nous nous sommes fait passer pour des clients. A notre rencontre, une jeune fille accoure et s’exclame aussitôt : ” Excusez moi je vous ai pris pour des amis que j’attends “. Le piège se trouve ailleurs. En se courbant pour s’excuser, la jeune fille exhibe en réalité sa généreuse poitrine à nos yeux, réveillant ainsi notre libido. Le piège fonctionne à tous les coups car aussitôt, dans le cas d’un vrai client, celui-ci se laisse convaincre et fait rapidement son choix.

GillesKoumassi  comme il aime se faire appeler est la cheville ouvrière de cette entreprise de sexe située en plein coeur des habitations deKoumassi  de prodomo. L’homme habillé d’une chemise sans manches et d’une culotte a les bras tatouillés on dirait un gladiateur. A notre rencontre il n’hésite pas nous à montrer l’une des pièces de samaison close qu’il surnomme le “paradis” et où les clients consomment du sexe. La maison est une villa basse composée de plusieurs chambres contiguës les unes que les autres. A droite en rentrant, le bidet. Au fond, le lit, recouvert d’un jeté noir et d’un néon mauve. On se croirait dans un corbillard. “” Les chambres sont toutes les mêmes” souligne le patron espérant que nous ferons à la fin notre choix.

A l’intérieur du lupanar les filles se baladent dans des tenues d’une insolente indécence. On y retrouve toutes les catégories : des filles qui exhibent des corps recouverts de taches noires, celles dont les mollets sont dignes d’un coureur de marathon mais aussi, des filles aux courbes parfaites.

Comment elles sont recrutées ? GillesKoumassi qui nous trouve un peu bavard se contentera de nous dire ” c’est des filles qui pour la majorité fréquentent mais qui sont confrontées à certaines difficultés. Elles viennent ici alors quand elles sont disponibles pour se faire un peu d’argent. Elles vous font tout ce que vous voulez mais l’heure est à 7000.frs cfa (ndlr environ 11 euros) “.

Comme nous livrera encore GillesKoumassi  pour nous assurer, dans son lupanar, bon nombre d’Abidjanais viennent passer toute une soirée pour avoir des relations sexuelles avec plusieurs prostituées avant de rentrer chez eux. Certains parcourent même de nombreux kilomètres chaque week-end pour venir assouvir leurs fantasmes et leur besoins car dans certaines de ces maisons closes les prostituées sont vraiment très nombreuses et tout est mis à la disposition des clients pour enchaîner les passes dans de petites chambres pour pas cher.

Mais ce business du sexe a des revers : certaines filles enchaînent les passes jusqu’à l’extrême limite, voir même jusqu’à en faire des malaises. Comme nous témoignera une des filles sans vraiment s’en rendre compte ” Avant hier j’étais à mon 5ème client. Il m’a tellement secouée que j’ai failli m’évanouir. Donc aujourd’hui je me repose”.
Contrairement à ce qu’on a l’habitude de voir au quotidien dans la capitale économique, les jeunes filles se prostituent à n’importe quel moment de la journée. Tout est bien organisé et tout est si discret que jusqu’à prés de quatre années d’existence dans le quartier, personne ne s’est encore rendu compte, même si quelques fois pèsent des soupçons généralisés.

GillesKoumassi  joue bien le jeu, car pour faire diversion il profite des bars et des autres hôtels à proximité pour ” brancher” ses clients dans la plus stricte discrétion.

Pour ce vendredi dans la peau d’un client, après avoir hésité longtemps nous finirons par décrocher un autre rendez-vous auprès du propriétaire à la fois démarcheur. Navré, mais avec le sourire Il se contentera du prochain rendez-vous fixé.

ÀAbidjan  le phénomène de laprostitution  s’est développé à une telle allure ces dernières années que l’émergence de maisons closes pourrait bien apparaitre comme une suite logique.

Adriel, Abidjan

koaci

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