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Du mannequinat à la prostitution de luxe/son histoire

manequin

Le métier de mannequinat est l’une des professions les plus prisées par les jeunes de nos jours. Mais, ce secteur est de plus en plus indexé comme un milieu où règne la prostitution. La promotion dans le travail « par le sexe », est devenue chose courante en Afrique. Des institutions aux grandes sociétés en passant par les différents secteurs de l’économie, le constat est le même. Les plus exposés à ce phénomène devenu presque normal demeurent certains acteurs du secteur de la mode les mannequins !

A l’origine, l’univers de la mode se veut être un milieu alliant création, art, beauté, délicatesse, soins, style etc. Un monde féerique, glamour. Naturellement, les acteurs de ce secteur adhérent à ce leitmotiv. C’est la raison pour laquelle les stylistes tout comme les mannequins, se distinguent par leur manière de s’habiller, de paraitre ou même de marcher. On n’a pas besoin d’aller à l’école pour devenir mannequin. Il n’existe d’ailleurs aucune école capable de donner une formation proprement dite dans le domaine. Il suffit d’avoir les bonnes mensurations, la taille requise et une agence spécialisée se chargera de vous donner les appuis nécessaires pour être un bon mannequin. La concurrence déloyale entre alors en jeu. Si ce n’est le mysticisme, l’on a beaucoup recours à la séduction, au sexe pour avoir une place et un traitement de choix. Chacun y met du sien hommes, femmes Stylistes comme mannequins, spectateurs comme personnes aisées…

Les stylistes et les mannequins.

Le métier de mannequin est à la portée de tous car il offre plusieurs perspectives de carrières. Du simple mannequin l’on peut atteindre le niveau du mannequin de haute couture. Toutefois, il ne parait pas aussi facile que l’on le croit. Dans la pratique, il y a les règles du jeu, qui dans beaucoup de cas dominent les rapports entre mannequins et stylistes et parfois entre mannequins eux – mêmes. Ainsi, afin de pouvoir défiler, les mannequins n’hésitent pas à coucher avec les stylistes. Ceux-ci utilisent tout leur charme, leur sensualité et leur glamour pour séduire et faire succomber leur cible. Souvent, c’est le contraire qu’il nous est donné de constater. Ce sont les Stylistes qui exigent d’avoir des rapports sexuels avec les mannequins.

Afin qu’ils soient programmer lors des défilés. Aichatou, connue sous le pseudonyme de « Aida »’, affirme : « certain patrons utilisent leur statut pour faire pression et nous faire ce genre de positions désobligeantes : Si tu ne couches pas avec moi, tu ne défiles pas ».

Parfois, au risque même des infections. Le droit de cuissage est de fait dans ce milieu. Même si les accusés brandissent le contraire en expliquant qu’ils ne choisissent pas personnellement ou individuellement les mannequins. Selon eux, ils font appel à des agences spécialisées qui sont chargées de venir avec les mannequins sous leur couple Mina, un autre mannequin fait la part des choses : « ce ne sont pas tous les stylistes qui s’adonnent à ces pratiques ; il y en a qui sont très professionnels, mais il faut le reconnaître, ça existe »

Les Gourous et les mannequins.

Il est important de dire que les mannequins sont vraiment exposés à beaucoup de chantages. Des hautes personnalités ou des personnes grisées y sont aussi pour quelque chose. Les défilés de mode se transforment en véritable marché du sexe. Terrés dans la foule, ces derniers n’assistent que pour effectuer des choix sur les différents mannequins qui se présentent le plus souvent dans des tenues osées. Là, les enchères commencent et cela, souvent à l’insu des mannequins. Après le défi lé, ces derniers sont approchés et mis au parfum de ce qui s’est tramé lors de leur prestation. Certains succombent face aux fortes sommes d’argent proposées, surtout ces temps de vache maigre.

Pour ceux qui résistent, les gourous font recours au chantage. Khady, ex mannequin, confirme « c’est courant dans ce milieu, le directeur général d’une grande société de la place m’a fait des propositions indécentes. Il voulait coucher avec moi sans préservatif en plus (….) ». Cela pour peser de son poids sur les stylistes pour le choix des mannequins qui défileront pour eux la pression est donc mise sur le mannequin ou au pire des cas sur le styliste. Car il est important de préciser quel les gourous sont ceux-là, même qui financent et parrainaient les défilés. Face à toutes ces pressions, dans une période ou le marché de l’emploi est presque fermé, l’abdication est vite arrivée. Des mannequins hommes aux mannequins femmes, le procédé est le même. Et là, la promotion dans le travail est d’un si grand éclat qu’aucun grand défilé ne peut se tenir sans le mannequin de choix.

L’autre vie des mannequins.

L’on aperçoit souvent, lors de soirées mondaines, des mannequins en compagnie de hautes personnalités ou de personnes aisées. A priori, l’on dirait que c’est pour faire remarquer la présence de celui ou celle qu’ils accompagnent et même plus. C’est-à-dire, après la soirée, le compagnon sert de conjoint ou conjointe pour la fameuse nuit de location…. Cela, pour arrondir les fins de mois. Toujours dans cette même veine, certains mannequins appartiennent à un vrai réseau de prostitution de luxe dirigé par des proxénètes qui arrivent toujours à leur trouver des clients riches. Les artistes de renommée internationale sont selon nos sources les meilleurs clients. En effet, si ce ne sont pas les organisateurs de spectacles qui leur offrent ce « cadeau », ils sont approchés par les proxénètes.

Quoi de plus relaxant après un concert exténuant ! Les mannequins de degré ou par contrainte, s’adonnent donc dans le métier qu’ils affectionnent soit pour assurer leur quotidien. Les défilés se faisant de plus en plus rares. Mais, comme on le dit toujours, il y a ceux qui rentrent dans le système et ceux qui n’y adhérent pas.

Source: La Senegalaise

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