11212017Headline:

La confession d’une prostituée de 27 ans…elle lance un appel poignant à l’endroit des jeunes filles

Qu’est-ce que l’homme de notre ère ne ferait-il pas pour de l’argent ? L’appât du gain matériel a presque conduit nos vies à l’homicide collectif. Voilà un monde d’une abomination sans nom, mais qui pourtant, prolifère tranquillement. Et ce, au vu et su des autorités locales qui, des fois mêmes, y accordent leur aval. Conakry est aujourd’hui devenu le centre névralgique d’un trafic extrêmement dangereux pour l’avenir de la région, mais qui opère de manière très silencieuse.
Une prostituée s’est confessée au micro de Guineesignal. Diaraye une jeune fille de 27 ans travailleurs de sexe depuis 4 ans lance un appel à l’endroit des jeunes filles.
Guineesignal: Bonjour Diaraye
Diaraye: Bonjour le journaliste
GS: Qu’est qu’on peut savoir de toi?
D: merci beaucoup, je suis une prostituée depuis 4 ans et je me demandais comment pourrais- je m’ouvrir aux publics. Je remercie Dieu d’occasionner notre rencontre ce soir.
GS: Comment tu a intégré ce mouvement?
D: Que le tout-puissant guide nos pas. J’étais une fille qui vivait avec ses parents, je faisais la 7ème et j’avais 14 ans quand on m’a donné en mariage à un monsieur pour qui j’ai fait un enfant. Ce dernier, m’a abandonné ici et parti en aventure après deux ans d’attente j’ai décidé de venir chez mes parents puisque je gagnais difficilement et rarement à manger. Arrivé chez mon papa, il me dit de me retourner chez mon mari, je lui ai fait la situation que je traverse là-bas. Mais il m’a pas compris et m’a chassé chez lui. C’est comme j’ai choisi la rue et je suis devenue ce dont je suis aujourd’hui prostitué.
GS: Et après?
D: après que j’ai quitté chez mes parents une dame m’a reçu chez elle. Elle était une prostituée et elle m’a entraîné. On partait dans des coins où on peut étaler notre marchandise loin de notre quartier.
GS: Tu peux dire les noms de ces coins?
D: on partait à la cimenterie, à Matoto et à Kipé. Quand tu viens à un lieu où ça se passe tu t’inscris d’abord en payant une somme au propriétaire du coin (Bar) et tu commences le travail en suivant les règles.
GS: Quelles sont ces règles?
D: A chaque client le propriétaire a un pourcentage et on ne couche pas un homme sans capote, et tu cherches un protégé. Respecter le prix fixé, ce sont quelques règles qui se trouvent dans plusieurs coins.
GS: Comment les prix sont fixés?
D: le prix est fixé par les anciens et le propriétaire du coin. Mais si c’est un déplacement soit à l’hôtel ou à la maison, là, c’est moi qui fixe le prix.
GS: Durant ces 4 ans t’a eu quoi dans ce travail?
D: Rien! Sauf la merde et le regret c’est pourquoi je ne cesse d’accuser mes parents qui ont interrompu mes études à cause du mariage. Certains de mes amis ont fini les études et ils travaillent.
GS: Tes parents savent que tu fais ce métier?
D: Peut-être et c’est leur affaire.
GS: quand vas-tu abandonner ce travail?
D: ah! Tu sais ce travail c’est si tu brilles, tu es jeune sinon tu n’auras pas de clients. ils vont même te chasser du coin (Bar).
GS: tu as atteint ce stade?
D: bon! Je ne suis plus dans les bars. Mais je pratique toujours ce métier et je me nourris de ça aussi. Maintenant mes clients m’appellent on se donne rendez-vous. Mes clients sont des mariés, des fonctionnaires, des militaires en tout cas des hommes mûrs. Si, je vais abandonner bien sûr. Mais je ne sais comment.
GS: Tu dis que tu regrettes as-tu un appel à lancer aux filles qui sont dans la même situation que toi?
D: c’est pourquoi je voulais m’exprimer aux publics. Avant de parler aux filles je m’adresse aux parents chers parents arrêtés de donner vos filles en mariage très tôt et soient souciés de leurs avenirs. Car rien n’est plus bon de voir sa fille ministre ou un cadre quelconque. Sachez, cette affaire de mariage forcé n’est pas le tout de la vie. Quant aux filles bâter vous svp pour votre avenir désobéissent les parents s’ils veulent vous désorienter dans votre propre développement et choisissez vos amies tout amis n’est pas des bonnes amies. je connais ce que je dis je suis de la rue (les larmes) aux yeux.
GS: Merci Diaraye pour toutes ces précisions ?
D: Merci beaucoup, je te souhaite une longue vie et soit un bon parent stp (rire).
Guineesignal:
L’on ne cessera de le dire, le métier du sexe est quasiment devenu chose banale sous nos tropiques, notamment, lorsque cette activité devient l’apanage d’une mafia organisée.
Entretien réalisé par Saidou Diallo depuis Dubréka pour GS.

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