10212017Headline:

Le robot sexuel, une innovation qui effraie vraiment les scientifiques

Roxxxy, “le premier robot sexuel du monde”, devrait être commercialisé à la fin de l’année. Mais un comité de scientifiques anglais a décidé de s’opposer à cette nouvelle technologie.

“Roxxxy connaît vos goûts, elle sait ce qui vous fait plaisir et ce que vous n’aimez pas. Elle peut suivre une conversation et exprimer son affection pour vous. Il lui arrive même d’avoir des orgasmes”, peut-on lire sur le site de True Companion. Cette société se targue d’avoir créé “le premier robot sexuel du monde”, il devrait être commercialisé à la fin de l’année. Pour environ 6200 euros, vous pourrez ainsi discuter et faire l’amour avec Roxxxy, une machine dotée d’intelligence artificielle.”Nous n’allons pas remplacer l’épouse ou la petite amie. Il s’agit d’une solution pour des personnes qui sont entre deux relations ou qui viennent de perdre leur femme par exemple. Les gens peuvent trouver le bonheur et l’accomplissement autrement que grâce aux interactions humaines”, explique son concepteur, Douglas Hines, à la BBC. “Le sexe ne représente qu’une petite partie du temps que l’on passe avec Roxxxy, la socialisation et l’interaction ont toute leur importance”. Mais le développement des “sexbots” n’est pas au goût de tout le monde. Un collectif de scientifiques anglais a récemment lancé une campagne dans le but de les interdire.

Kathleen Richardson, chercheuse à l’université De Montfort à Leicester, est l’une des initiatrices de ce mouvement. Pour elle, les robots sexuels renforcent les inégalités entre les genres. Ils pousseraient les individus à voir les femmes comme des objets, encourageraient la prostitution et stimuleraient des besoins sexuels anormaux. “Les robots sexuels font référence aux échanges prostituée/client qui reposent sur l’unique reconnaissance des besoins et désirs des acheteurs. Les vendeurs sont réduits à l’état de choses (comme les robots)”, peut-on lire sur le site du collectif.

“En 2050, les relations entre robots et humains deviendront la norme”
Certains scientifiques encouragent ainsi leurs collègues à ne pas soutenir cette industrie et à refuser de donner des codes informatiques, des logiciels ou des idées. Mais malgré la réticence de certains experts en bioéthique, il semblerait que les robots sexuels aient un bel avenir devant eux. Douglas Hines indique qu’il a déjà reçu des centaines de précommandes pour sa création par exemple. Si certains psychologues affirment que Roxxxy et ses pairs encourageront une sexualité automatique, centrée sur soi, d’autres estiment que ces machines peuvent avoir des répercussions positives sur les êtres humains.

“Sur le long terme, la technologie peut remédier aux problèmes de solitude et d’isolation, liés à quelques maladies mentales ou physiques”, indique la chercheuse Hellen Driscoll à Libération. Pour David Levy, auteur du livre “Love and Sex with Robots”, les relations intimes entre humains et robots seront courantes en 2050. Il craint néanmoins que notre société ne soit pas assez préparée: “Avons-nous un cadre légal suffisant pour gérer les problèmes qui peuvent survenir dans le futur, quand on ne pourra plus différencier les robots des hommes au premier coup d’œil? Est-ce que les robots pourront se marier ou adopter des enfants?”

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