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Pourquoi les femmes crient-elles pendant l’amour ?

Tout d’abord, tous les femmes ne crient pas pendant un coït. Tout dépend de la région géographique, ou plus particulièrement de la culture. En Afrique, les femmes sont silencieuses. Les femmes criardes étonnent donc beaucoup les africains qui s’amusent des occidentales.

C’est plus un comportement occidental. Et même chez les occidentales, le cri varie en intensité et en sonorité. Les Américaines sont plus expressives que les Européennes. Les Russes, elles, ne crient pas, mais gémissent, comme si elles souffraient.

Les hypothèses
Les femmes jouissent-elles plus fort que les hommes ? Plusieurs études ont tenté de répondre à cette question, notamment en mesurant l’activité cérébrale pendant l’orgasme, mais il n’y a rien qui puisse faire penser que l’orgasme est plus fort pour un sexe que pour l’autre.

Donc, de ce coté-là, les hommes semblent être aussi bien pourvu que les femmes.

Les cris des femmes seraient des réactions réflexes. Le cri de la femme au bord de la crise de plaisir. Sachant que de nombreuses femmes crient beaucoup avant l’orgasme mais se taisent lorsque celui-ci survient, comme pour mieux en profiter, il serait étrange que l’acte réflexe s’estompe au moment où la situation devrait justement leur échapper.

Pour exprimer ses émotions : Probablement. les femmes sont émotionnellement plus démonstratives que les hommes. Ce qui ne signifient pas que les hommes ont moins d’émotions.

C’est en grand epartie une question d’éducation. Lorsque les femmes étaient invitées à s’exprimer, les garçons eux, devaient se taire, car un homme, un vrai, ne souffre pas, ne pleure pas. bref, un homme n’est pas un expansif.

Cette habitude s’exprimerait alors aussi dans les coït : alors que la femme gémit pour exprimer son émotion et son plaisir, l’homme garde au find de lui.

Inciter le partenaire à jouir plus vite
Certaines femmes avouent en effet qu’elles encouragent leur partenaire de la voix afin qu’il éjacule plus vite, histoire d’en finir avec une pénétration douloureuse ou ennuyeuse. Mais, dans leur grande majorité, les femmes jouissent réellement lors de l’étreinte. Si elles miaulent ou roucoulent, ce n’est donc majoritairement pas mettre fin plus rapidement à l’acte sexuel – même si ça arrive parfois.

Influencer l’homme : En 2011, deux chercheurs en psychologie, Gayle Brewer et Colin Hendrie demandent à 71 femmes hétérosexuelles, âgées de 18 à 48 ans, de répondre à quelques questions intimes : quelles sortes de sons prononcez-vous pendant l’amour ? Des feulements-grognements? Des bruits de respiration, de halètement? Des jappements aigus, des cris perçants? Des mots? A quel moment émettez-vous ces sons? Avez-vous un orgasme? Si oui, à quel moment? Le résultat de cette recherche sur le FCV (“vocalisation copulatoire femelle”) révèle que les femmes ne font pas forcément du bruit lorsqu’elles jouissent. 66% d’entre elles affirment qu’elles râlent pour accélérer la montée orgasmique de leur partenaire. 87% affirment qu’elles se mettent à «vocaliser» pour améliorer sa confiance en lui. En clair: les femmes poussent des râles plus pour «influencer» l’homme que pour exprimer l’intensité de leur plaisir.

Reprendre le contrôle du coït : Nous avons l’habitude de séparer les posiotions en relation dominant/dominé et, il faut bien avouer que dans la conscience collective, la femme doit avoir le rôle passif et dominé. Si elle ne l’a pas, elle devient une garce.

En guidant ou stimulant leur partenaire ou le de la voix, comme font les cavaliers avec leur monture, les femmes peuvent ainsi renverser le rapport de force et reprendre le contrôle du coït, de façon subtile et indirecte. Ainsi, elles peuvent indiquer au partenaire le rhtme, l’intensité, le mouvement afin de guider leur propre plaisir.

Auto-conditionnement : Mais il ne s’agit pas seulement de guider le partenaire et de reprendre l’avantage.

Comme la femme a souvent un rôle moins actif, elle veut participer à sa manière à cette émulation réciproque qu’est l’étreinte. Le râle de plaisir fait partie des préliminaires : c’est un excitant. Au début d’une relation sexuelle, le cri de la femme pourrait donc se traduire : «Vas-y chéri, vas-y».

Il permet de stimuler l’autre, mais aussi de se mettre soi-même en condition
Quand les femmes gémissent, elles ne font donc pas que diriger : elles sollicitent, elles provoquent, elles invitent, elles chauffent l’ambiance et, faisant monter la tension d’un cran, elles se préparent elles-mêmes, par auto-suggestion, à l’orgasme. Come un chanteur qui vocalise avant un récital, ou un sportif qui fait quelques étirements.

Et les cris d’encouragement les aident aussi à se conditionner, à se rendre plus disponibles pour le plaisir.

Intensifier l’orgasme ? Lorsque l’orgasme approche, beaucoup d’entre elles se taisent et se replient momentanément, avant de brusquement exploser, en lâchant quelques hurlements bien sonores. Ces ultimes cris sont généralement authentiques.

S’il faut en croire celles qui aiment crier, lorsqu’elles se retiennent au moment de l’orgasme, elles disent que leur plaisir est moins fort. Ce”tte explusion sonore semble donc être une étape psychologique importante. Le fait de pouvoir crier implique qu’on doit être en de bonne dispositions pour le faire (les voisins ou les enfants vont nous entendre, etc.). Cette explosion sonore permet d’indiquer que les barrières sont franchies et que l’orgasme peut s’exprimer pleinement.

Simuler l’orgasme ?
Avec les cris et les gémissement vient fatalement la question de la simulation de l’orgasme.

Attention : Il ne faudra pas confondre la femme qui crie pour les raisons invoquées auparavant de la femme qui crie pour faire croire à son partenaire qu’elle a un orgasme.

Pourquoi une femme simule-t-elle ? Un professeur en économie de l’Emory university à Atlanta, Hugo Mialon, a décidé de comprendre pourquoi on simule et est-ce qu’il y a des moments où l’on est plus susceptible de le faire. Il est parti du principe que dans l’acte d’amour, les hommes et les femmes s’envoient en permanence des messages trompeurs sur ce qu’ils ressentent. Par exemple, si l’un des deux partenaires sent que l’orgasme ne va pas venir, il pourrait décider de le simuler.

Hugo Mialon est partisan de la théorie du choix rationnel, souvent utilisée en économie, qui considère que l’homme, au niveau individuel, fait toujours le meilleur choix possible ou le moins désavantageux pour lui. Il estime donc qu’il n’y aurait pas de raison que l’acte d’amour y échappe, notamment le fait de simuler. Dans son article The Economics of Faking Ecstasy, mais qui reprend des éléments développés dans sa thèse présentée en 2004, il a établi un modèle mathématique pour tester cette théorie.

Il est parti de plusieurs postulats, tirés de la recherche scientifique sur les questions de sexualité. La probabilité de simuler est plus grande pour les femmes que pour les hommes, même s’ils le peuvent aussi, puisque l’orgasme n’est pas forcément conditionné à l’éjaculation. Un autre des facteurs est l’âge. Les pulsions sexuelles des hommes sont au plus haut à la fin de l’adolescence et diminuent ensuite au fur et à mesure. Pour les femmes, elles augmentent petit à petit pour atteindre un pic à la fin de la vingtaine et redescendre ensuite. Aux âges où l’envie sexuelle est à son cumulus, on aurait moins tendance ou moins besoin de simuler, imagine-t-il.

Au final, pour construire son modèle mathématique, il prévoit tout un tas de variables : l’âge de la première fois, la fréquence des rapports sexuels, le niveau d’étude, le niveau d’éducation, le type de relation, etc. Ensuite, il a récupéré les données de l’étude 2000 Orgasm Survey, fait par PsychTests, une entreprise spécialisée dans les statistiques en ligne, et s’est concentré sur les réponses des hétérosexuels de plus de 18 ans. Selon cette étude, 72% des femmes ont simulé au moins une fois lors de leurs récentes relations (24% des hommes), et 55% des hommes considèrent qu’ils sont capables de savoir quand leur partenaire ment.

Une fois analysés, les résultats correspondent à ses prévisions. Les hommes d’âge moyen ou âgés sont plus susceptibles de simuler que les jeunes, les femmes jeunes et âgées sont plus susceptibles de le faire que les femmes d’âges moyen. En outre, plus on est amoureux, plus cela peut pousser à simuler. L’amour est vu en économie comme appartenant au principe du don. Hugo Mialon ajoute à cet altruisme, la volonté d’être ensemble. Il apparaît économiquement rationnel de simuler, pour faire plaisir à l’autre, ce qui a pour effet de renforcer le couple et du coup améliorer son bonheur personnel. A l’inverse, quand on apprécie peu quelqu’un, on a moins tendance à faire semblant.

De plus, la probabilité que l’autre comprenne que l’on simule diminue les tentatives de tricher. Un peu comme au collège où c’est toujours plus facile de tricher dans le cours de la prof de latin que dans celui du prof de maths.

Si une femme ne simule pas, c’est qu’elle a économiquement peu d’intérêt à faire semblant car elle sait que c’est probablement une histoire sans suite. Ou bien au contraire, elle simule car elle voudrait que l’aventure se poursuive. Et lorsque les deux personnages tombent amoureux l’un de l’autre, les probabilités que la femme simule montent en flèche, théoriquement.

Hugo Mialon remarque également que les hommes et les femmes (surtout elles) les plus éduqués sont les plus susceptibles de simuler. Pour le chercheur, même ce résultat, qui était le moins attendu, n’est pas irrationnel. Faire l’amour prend du temps et les gens avec plus d’éducation donc potentiellement plus occupés pourraient préférer simuler juste pour que cela passe plus vite.

Comment savoir si une femme simule ? Ce n’est pas simple. D’un point de vue purement mécanique, il faudrait que l’homme soit capable de repérer les contractions du vagin au moment de l’orgasme. ce qui n’est pas évident en plein coït.

D’autre part, orgasme ne signifie pas forcément jouissance. Une femme pour atteindre la jouissance sans avoir d’orgasme, et réciproquement. Simuler un orgasme n’est donc pas simuler la jouissance. Et ça, ça ne peut pas se deviner. Il convient d’être attentionné et éviter les non-dit afin d’épanouir au mieux la sexualité.

afrikmag.com

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