10172017Headline:

Prostituées et barmen ,on est pressé de voir venir la fin du Ramadan :Les raisons

 

Prostituées et barmen à la recherche d’une improbable clientèle

Le mois du ramadan ne bénit
pas tout le monde. les prostituées
et barmen de Ziguinchor
s’impatientent de voir la fin de
ce mois d’abstinence et de privations
de certaines mondanités.
S’il y a des gens pressés de voir
venir la fin du Ramadan, c’est
bien les belles de nuit et les barmen
de Ziguinchor. Les chiffres
d’affaires de cette catégorie professionnelle
ont baissé de façon
drastique depuis le début de ce
mois béni. Trouvée nuitamment
dans une rue de la ville, à la
recherche d’une hypothétique
clientèle, A. D, prostituée, revient
sur le rythme de son activité. «Ça
ne marche pas bien, à cause du
Ramadan. Depuis bientôt une
dizaine de jours, je n’ai pas reçu
beaucoup de clients. Ils observent
le Ramadan», explique-t-elle
avant de se plaindre de son
manque à gagner. «En cette
période de jeûne, mes chiffres
d’affaires varient entre 5 000 F et
10 000 F Cfa. Alors qu’en temps
normal, je peux gagner jusqu’à
vingt voire trente mille par jour»,
ajoute-t-elle.
Cigarette à la main, une bouteille
de bière posée à ses côtés, P.K, est
une belle de nuit très courue par
les adeptes de la bonne chair à
cause de sa beauté et de ses
formes généreuses. Pour elle, le
Ramadan est la période que les
prostituées craignent le plus. Car,
souligne-t-elle, les affaires ne
marchent pas et les clients se
font rares. «Les chiffres d’affaires
chutent. Même s’ils ne respectent
pas le Ramadan, les clients préfèrent
rester chez eux en attendant
la fin du mois pour recommencer
à fréquenter les lieux», précise-telle.
À quelques mètres de là, près du
marché Saint-Maur des Fossés,
nous rencontrons une prostituée
qui arpente les rues à la
recherche d’un éventuel client.
Après moult négociations, elle
accepte finalement de se confier
à nous, sous le couvert de l’anonymat.
Avec son accoutrement
ultra sexy, et un petit sac porté en
bandoulière, M.F (nom d’emprunt)
indique qu’elle est à la
recherche de la dépense quotidienne,
car, ses deux enfants
qu’elle a laissés à la maison
observent le jeûne et elle est obligée
de leur assurer le repas pour
la rupture. «Je suis mère de
famille, je dois nourrir mes
enfants. Et pour cela, je suis
contrainte de mener cette activité
pour avoir au moins assurer
la popote», confie-t-elle.
Cela dit, les prostituées ne sont
les seules à subir les effets économiques
du Ramadan. Les barmen
aussi souffrent en cette période
de jeûne. Leurs chiffres d’affaires
ont baissé de façon drastique.
Selon Jean Louis Diatta, gérant
d’un bar, la vente des boissons
alcoolisées n’est plus florissante.
De rares clients viennent nuitamment
pour prendre une ou deux
bouteilles. «En temps normal, ils
sont là nuit et jour. Mais, à cause
du Ramadan, les clients ne fréquentent
pas les bars», indique-til,
tout en espérant que les choses
vont marcher après la fin du
Ramadan. «Il ne reste qu’une
semaine, les affaires vont bientôt
reprendre normalement», dit-il
optimiste.
Même son de cloche pour Anna D.
La quarantaine révolue, connue
dans la vente du vin de palme
importé de la Guinée-Bissau, elle
indique que ses affaires claudiquent.
«Pour le moment, j’ai
arrêté de vendre le vin de palme.
Je ne fais plus beaucoup de bénéfices,
c’est pourquoi, j’observe
une pause en attendant la fin du
Ramadan pour reprendre mes
activités», dit-elle.

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