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Trouver l’amour avec son pouce, Ça suffit! Par Arthur Oeuvrar

 

Qu’ont en commun les applications de « dating » ? Elles vous promettent l’amour. Et vous font utiliser votre pouce à l’extrême ! Pour valider ou « nexter » un prétendant. Mais faut-il vraiment aller jusqu’à l’entorse ? Je dis « stop » !

Tinder, Meetic, Happn, Clover, Badoo… La liste est longue. C’est celle de ces applications de rencontres pour Smartphone qui nous permettent (et promettent) de trouver l’amour. L’autre jour, je passais la soirée avec un ami inscrit sur Tinder. Par curiosité, je jette un œil. La première chose qui frappe c’est que le principal outil demandé ici n’est pas un beau physique ou une grande culture. Non, on vous demande juste d’avoir un pouce. Un pouce !

Et ce pouce ne sert pas uniquement à dire « Hey, il est beau, je lève le pouce ! ». Non. Ce pouce a droit de vie ou de mort sur les prétendant qui défilent. Le mec est beau ? Le pouce glisse vers la droite. Le mec ne vous plaît pas ? Un coup vers la gauche et son visage disparaît. J’ai l’impression d’être Jules César décidant qui sort vainqueur de ce combat et qui se fera manger par les lions (résumé approximatif des jeux du cirque). Mon pote me dit qu’il a du mal à trouver un « date » sur ce genre d’appli. Je lui demande si son pouce est en forme.

Le lendemain, je retrouve une amie qui se tourne les pouces sur Happn, cette application qui vous fait rencontrer des personnes que vous avez croisées dans la rue. Je me dis que c’est fou quand même de n’avoir qu’à bouger le pouce pour « pécho » sans lever le petit doigt. Elle m’explique qu’elle réussit à faire des rencontres. Mais m’avoue stopper ses recherches dès qu’elle ressent une douleur à son doigt tout puissant.

Un simple pouce pour trouver l’amour ? Ce pouce, qui servait habilement à attraper des objets, à arrêter une voiture pour voyager à l’œil ou même à ouvrir une canette de soda. Le Smartphone a modifié l’utilisation de notre doigt. Est-ce qu’on doit en avoir peur ? Non, mais on peut lever le pied et sortir pour faire de vraie rencontres. On ne montre personne du doigt bien sûr. Mais j’ai du mal à croire qu’un simple membre composé de deux phalanges puisse permettre de trouver l’amour.

En fait, les applis de rencontres ne sont pas les seules à faire appel à nos articulations. Lancée le 19 août, « The Shakedown » a pour but de vous tuer le poignet ! Ce jeu complètement inutile consiste à secouer fortement son téléphone pour piquer des points à vos amis-adversaires. Et ? Et c’est tout. Mais vous gagnez une belle entorse à la fin. Et vous n’aurez même pas trouvé l’amour. Zéro bénéfice.

Les médecins semblent d’ailleurs s’inquiéter de ce genre d’applications. C’est ce que je découvre en lisant le billet de blog d’un chirurgien français qui constate que ses patients viennent de plus en plus consulter pour des tendinites dues à leurs Smartphones. Ainsi, selon lui, envoyer des textos ou jouer à des jeux type Candy Crush sont « le mal du XXIème siècle ». Ce que les anglo-saxons appellent « text thumb injury » (la blessure du pouce qui textote).

Est-ce vraiment raisonnable de prendre ce risque pour un rencard, un flirt ou même une histoire d’amour passionnée ? Je m’interroge. Mais il y a tout de même une chose qu’on ne peut pas nier : les applications de « dating » ont donné un sacré coup de pouce aux célibataires ! r Oeuvrar

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