12122017Headline:

Accusations de Trump à l’encontre de Barack Obama: une stratégie à double tranchant

La journée de samedi avait démarré avec une bombe, lancée par Donald Trump sur Twitter. Selon le président américain, son prédécesseur Barack Obama l’a fait mettre sur écoute à la fin de la campagne électorale. L’accusation est frontale, sans pincettes, et le week-end s’annonçait donc bouillant. Mais M. Trump n’a apporté aucun début de preuve. Barack Obama a fait publier un démenti, et tout le monde s’est trouvé bien embêté pour commenter l’affaire. Ce dimanche, le président américain a demandé au Congrès d’enquêter sur les éventuelles écoutes.

Avec notre correspondant aux Etats-Unis,  Grégoire Pourtier

Le pavé dans la mare jeté par Donald Trump samedi 4 mars était énorme. Mais on a toujours du mal à savoir qui il va réellement éclabousser. Ce qui pourrait devenir un scandale retentissant est pour l’instant traité avec beaucoup de précautions. Les télévisions n’en ont pas fait des débats interminables, les sites d’information n’en ont pas forcément fait leurs gros titres, et les personnalités politiques, démocrates ou républicaines, en ont dit le moins possible, répondant le plus souvent à côté des questions posées par les journalistes.

CHARGE CONTRE BARACK OBAMA: DONALD TRUMP RENCHÉRIT

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Is it legal for a sitting President to be “wire tapping” a race for president prior to an election? Turned down by court earlier. A NEW LOW!

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De fait, on ne sait à peu près rien de plus que ce qu’a tweeté Donald Trump, tout en sachant que les tweets du président peuvent être sujets à caution. Puisque le commandant en chef américain n’a indiqué aucune piste, beaucoup ont d’abord cherché d’où pouvaient sortir ces accusations, pour en arriver à la conclusion affligeante qu’il avait sans doute lu un article conspirationniste. A l’inverse, s’il a reçu un briefing officiel sur la question, révéler ainsi des informations encore confidentielles n’améliore pas sa situation.

ET LE PRÉSIDENT AMÉRICAIN NE S’ARRÊTE PLUS

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I’d bet a good lawyer could make a great case out of the fact that President Obama was tapping my phones in October, just prior to Election!

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Ensuite, pourrait-on envisager que Barack Obama ait effectivement décidé de faire écouter le candidat républicain ? Plusieurs experts ont précisé que le président américain n’avait pas le pouvoir de lancer ce genre d’opérations. Et si la justice fédérale, qui enquête ouvertement depuis plusieurs mois sur l’ingérence de la Russie dans la campagne, avait décidé d’une telle extrémité, c’est forcément qu’elle aurait disposé d’éléments tangibles. Si Donald Trump a balancé cette « bombe » pour détourner l’attention, il pourrait lui-même être victime de la déflagration.

rfi

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