06252019Headline:

Brexit: le jour de la sortie de l’impasse?

Ce devait être le jour du Brexit, ce sera au mieux le jour de la sortie de l’impasse: les députés britanniques sont appelés à voter vendredi sur l’accord de divorce avec l’Union européenne, dont l’adoption ouvrirait la voie à un Brexit le 22 mai.

Ce geste dramatique a convaincu certains “Brexiters” à rentrer dans le rang. Son rival et ancien ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, a annoncé son intention de soutenir le texte, de crainte qu’un nouveau rejet aboutisse finalement à l’annulation du Brexit, tout comme Jacob Rees-Mogg, l’influent chef de file du European Research Group, qui compte 60 à 85 députés.

Ce devait être le jour du Brexit, ce sera au mieux le jour de la sortie de l’impasse: les députés britanniques sont appelés à voter vendredi sur l’accord de divorce avec l’Union européenne, dont l’adoption ouvrirait la voie à un Brexit le 22 mai.

Le texte, conclu entre Londres et Bruxelles en novembre à l’issue de 17 mois de négociations fastidieuses, a déjà été massivement rejeté à la Chambre des communes à deux reprises, en janvier puis en mars. Le vote, prévu à 14h30 GMT, portera uniquement sur le Traité de retrait, et pas sur la Déclaration politique qui l’accompagne.

Pour amener les rebelles de sa majorité conservatrice à changer d’avis, la Première ministre Theresa May a promis mercredi de céder sa place en cas de résultat favorable.

Ce geste dramatique a convaincu certains “Brexiters” à rentrer dans le rang. Son rival et ancien ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, a annoncé son intention de soutenir le texte, de crainte qu’un nouveau rejet aboutisse finalement à l’annulation du Brexit, tout comme Jacob Rees-Mogg, l’influent chef de file du European Research Group, qui compte 60 à 85 députés.

Pour autant, la partie est loin d’être gagnée pour la dirigeante, qui avait obtenu la semaine dernière des dirigeants de l’UE un court report du Brexit au-delà de la date prévue du 29 mars face au blocage au parlement et afin d’éviter une sortie sans accord, cauchemar des milieux économiques.

Son allié au parlement, le petit parti nord-irlandais DUP, sans lequel elle n’a pas de majorité absolue, a encore répété jeudi soir son opposition à l’accord.

“Nous ne pouvons être d’accord avec un texte qui pose un risque stratégique à l’union” de l’Irlande du Nord et de la Grande-Bretagne, a déclaré sa cheffe Arlene Foster dans une vidéo publiée sur Twitter.

En cause, les dispositions relatives au “backstop”, ou filet de sécurité, qui prévoient, en l’absence d’autre solution, le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE et un alignement plus poussé de Belfast sur les normes européennes, afin d’éviter…

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