10252020Headline:

Canada: fusillade mortelle au parlement d’Ottawa

fusillade au canada

Un tireur a tué un soldat devant le Parlement d’Ottawa hier, mercredi, avant d’être abattu par la police. Une attaque qui a déclenché un vent de panique dans la capitale fédérale canadienne, la police craignant la présence d’autres assaillants dans le bâtiment. Hier soir, l’auteur de l’attaque a finalement été identifié. Et dans une allocution télévisée, le Premier ministre canadien a qualifié ce drame d’« attaque terroriste ».

Tout a commencé peu avant 10 heures du matin, heure locale, mercredi. Un inconnu tire sur l’un des deux militaires postés devant le monument aux morts à Ottawa. Blessé grièvement, ce dernier décède à l’hôpital. Du côté du Parlement, on entend, quelques minutes plus tard, des dizaines de coups de feu et une forte détonation. La police n’est alors pas en mesure de déterminer le nombre d’assaillants. Les hypothèses vont de un à trois.

Une heure et demie après la première attaque, la mort de l’assaillant est officiellement confirmée, mais les recherches de ses possibles complices continuent. La police demande aussi à la population d’éviter le centre-ville et de se tenir loin des fenêtres.

Face à cette attaque inédite, la défense aérienne américano-canadienne (Norad) a été placée en état d’alerte pour « être à même de répondre rapidement » à tout incident aérien qui pourrait être lié à la fusillade survenue à Ottawa. La surveillance a été accrue dans les bâtiments publics des grandes villes canadiennes.

L’assaillant identifié

Selon plusieurs médias américains et canadiens, l’homme abattu aurait été identifié comme étant Michael Zehaf-Bibeau, un Canadien de 32 ans considéré par les services de renseignements comme un « voyageur à haut risque ». Ce dernier s’était fait récemment retirer son passeport. Michael Zehaf-Bibeau aurait été condamné à deux ans de prison pour vol et possession d’armes en 2003. Il serait également poursuivi pour possession de stupéfiants, près de Montréal et d’Ottawa.

Dans la soirée, le Premier ministre canadien Stephen Harper s’est exprimé dans un message télévisé.
Nous ne serons pas intimidés. Le Canada ne sera jamais intimidé. En réalité, ces gestes nous amèneront à augmenter notre détermination et à redoubler nos efforts.
Stephen Harper
Premier ministre canadien
23/10/2014 – par Pascale Guéricolas Écouter
Le président américain Barack Obama s’est entretenu au téléphone avec Stephen Harper. Le président américain a condamné les « attaques scandaleuses » dont le Canada a été la cible. « Nous n’avons pas encore toutes les informations sur ce qui a motivé ces tirs. Nous ne savons pas encore si ces faits sont liés à un réseau plus large, à un plan d’action ou si c’est un individu ou un groupe d’individus qui ont décidé d’agir ainsi. Mais cela nous renforce dans l’idée que nous devons rester vigilants sur ce genre d’accès de violence insensé, ou de terrorisme. Je m’engage à ce que nos forces de sécurité travaillent étroitement, non seulement avec le Canada, l’un de nos plus proches alliés, mais avec tous nos voisins et amis. Il y a toujours eu une forte coopération entre le Canada et les Etats-Unis, car nous avons une très longue frontière. Et il est très important pour nous de reconnaître que lorsqu’il s’agit de lutter contre des activités terroristes, le Canada et nous devons travailler en symbiose, comme nous l’avons fait dans le passé. Et je suis confiant, nous continuerons à le faire », a déclaré le président américain.

De son côté, le président français François Hollande a exprimé la « totale solidarité de la France ».

Cette fusillade dans le Parlement d’Ottawa intervient le surlendemain d’un autre incident qui s’est produit au Québec, la province francophone du Canada. Un jeune homme a volontairement renversé deux militaires dans une petite ville non loin de Montréal. Il a ensuite été abattu par la police. Il s’agissait d’un jeune radicalisé aux idées proches des milieux islamistes. Le gouvernement canadien avait déjà évoqué la piste terroriste.

RFI

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One Response to "Canada: fusillade mortelle au parlement d’Ottawa"

  1. Jean Lafleur says:

    On oubli tres souvent l etat de sante mentale de certaines personnes qui commettent des crimes aussi horribles et tres reprehensibles. D après les rapports de la Gendarmerie Royale Canadienne Il n y avait qu un seul terroriste pour l attaque du parlement Canadien. Ces deux citoyens canadiens déguisés en terroristes et qui ont perpétrés cette semaine un crime horrible , sur des innocents au Canada, est une horeur dans ce pays. Les deux terroristes semblent être victimes atteintes de problèmes de santé mentale puisque ces crimes n ont été revendiqués par aucun groupe terroriste. Ces deux criminels ne sont affilies a aucun groupe terroriste, ils ont été chassés des mosquées canadiennes et n appartiennent a aucun parti politique….bref Le gouvernement canadien devrait faire de plus gros efforts pour venir en aide a ce genre de jeunes dans la tourmente et egalement aux citoyens adultes souffrant de depression.

    23 octobre 2014
    Le Huufington Post Québec

    Le Canada est un des plus grands consommateurs d’antidépresseurs

    On prescrit de plus en plus d’antidépresseurs dans les pays de l’Organisation de
    Coopération et de développement économique. Dans ce groupe, le Canada est au troisième rang. C’est ce qui ressort du rapport de l’OCDE, « Panorama de la santé 2013 ».
    C’est en fait plus d’un adulte sur dix qui consomme des antidépresseurs dans les pays membres de l’OCDE.
    La hausse du nombre d’ordonnances d’antidépresseurs dans ces pays s’expliquerait en partie par le fait qu’on les prescrive de plus en plus dans les cas de dépression légère.
    La situation n’est pas différente au Québec où en 2009, 14,4 % des assurés du régime public d’assurance-médicaments recevaient des ordonnances d’antidépresseurs. Mais ici, dit Sylvie Bouchard, de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS), il est impossible avec les données fournies par la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) de déterminer pour quel type de dépressions on a prescrit ces médicaments.
    « Dans l’étude que nous avons publiée en 2011, on n’a pas cette subtilité-là si les patients sont en dépression légère, modérée ou sévère. »
    L’information serait utile, car en 2012, les antidépresseurs se classaient au troisième rang des médicaments les plus souvent prescrits. Et la facture est élevée: les antidépresseurs ont coûté l’an dernier un peu plus de 100 millions de dollars au régime public d’assurance-médicaments. Pourtant, le Collège des médecins n’a émis aucune directive précise à ce sujet. Ce n’est pas notre rôle, soutient le président du Collège des médecins, le Dr Charles Bernard.
    « Le Collège des médecins n’est pas une société savante. Ce n’est pas nous qui dictons la norme. Nous ce qu’on fait, c’est qu’on vérifie si les guides sont appliqués et si les médecins respectent ça », dit-il.Il appartient aux médecins, explique aussi le Dr Bernard, de se tenir à jour et de pratiquer selon les normes scientifiques actuelles. Et c’est à l’INESSS de faire des recommandations sur l’utilisation et sur la prescription des médicaments.
    Mais le problème est ailleurs, croit Rose-Marie Charest, la présidente de l’Ordre des psychologues du Québec. Les omnipraticiens, qui sont les plus nombreux à prescrire des antidépresseurs, n’ont souvent pas d’autres solutions que ces médicaments à offrir à leurs patients qui souffrent de dépression légère. Les services de psychothérapie dans le secteur public sont trop souvent débordés et trop coûteux dans le secteur privé.
    « Le service de santé à deux vitesses en santé mentale, il existe et il y a trop peu de gens qui le dénoncent », dit-elle.
    Pourtant, ajoute Mme Charest, dans les cas de dépression légère, la psychothérapie a démontré son efficacité. L’an dernier, le commissaire à la santé et au bien-être a recommandé qu’on rende la psychothérapie plus accessible à tous.
    Aux États-Unis, les antidépresseurs constituent la classe de médicaments la plus prescrite chez les adultes de 18 à 44 ans et près du quart des femmes de 50 à 64 ans reçoivent ce type d’ordonnances.
    Il faut dire également que des deux côtés de la frontière, on utilise de plus en plus les antidépresseurs pour des problèmes non psychiatriques, entre autres pour combattre la douleur.