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Ce qu’il faut savoir sur Omar Mateen, l’auteur de l’attentat , l’homme qui a tué 50 gay aux etats-Unis

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Le tireur qui a ouvert le feu et tué au moins 50 personnes dans la boîte de nuit d’Orlando est un Américain d’origine afghane de 29 ans, Omar Mateen. Ses papiers ont été retrouvés sur lui après qu’il a été abattu par la police, et le FBI a confirmé son identité.

Allégeance à l’EI

Lors de son carnage, il a prêté allégeance à l’organisation Etat islamique (EI) et fait référence aux frères Tsarnaïev, auteurs des attentats de Boston en 2013, rapporte le porte-parole de la police de l’Etat du Massachussett. Le FBI a quant à lui confirmé les informations de presse selon lesquelles Omar Mateen a appelé le numéro d’urgence 911 pour revendiquer son allégeance à l’EI, avant d’être abattu par les forces spéciales dans la boîte de nuit d’Orlando.

Dans un communiqué revendiquant l’attaque, l’EI a qualifié Omar Mateen de « soldat du califat ».

Surveillé par le FBI

La police fédérale explique qu’Omar Mateen avait des « antécédents violents » et qu’elle avait enquêté sur lui à deux reprises pour des liens supposés avec la mouvance islamiste, en 2013 et 2014, sans donner de suite, faute de preuves.

Omar Mateen a été interrogé à deux reprises par le FBI lors de ces enquêtes. Malgré tout, titulaire d’un port d’arme, il a pu se procurer la semaine dernière deux armes (une arme de poing et un fusil), selon l’ATF, l’agence fédérale chargée de la lutte contre le trafic des armes à feu. Il travaillait dans une entreprise de sécurité, G4S, depuis septembre 2007, laquelle a exprimé sa solidarité avec les victimes sur Twitter et affirmé coopérer pleinement avec les autorités dans le cadre de l’enquête.

Omar Mateen est entré dans le collimateur du FBI en 2013, après que des déclarations rapportées par ses collègues de travail eurent laissé suspecter de possibles liens terroristes. Le FBI a alors lancé une enquête plus approfondie, en interrogeant des témoins, en le surveillant, en vérifiant ses antécédents et en l’interrogeant deux fois.

Mateen a capté à nouveau l’attention de la police fédérale en 2014 en raison de liens possibles avec Moner Mohammad Abu Salha, le premier kamikaze de nationalité américaine en Syrie, qui avait grandi lui aussi en Floride avant derejoindre le Front Al-Nosra, proche d’Al-Qaida. A l’issue d’un nouvel interrogatoire,« nous avons déterminé que le contact était minimal et ne constituait pas une relation substantielle ou une menace à l’époque », a expliqué dimanche le FBI.

« Il me battait »

Le père du terroriste, Seddique Mateen, a relaté à NBC News un épisode récent, lors duquel son fils avait été choqué de voir deux hommes s’embrasser à Miami, il y a quelques mois. Cela aurait pu motiver son geste qui n’aurait, selon lui, « rien à voir avec la religion ».

« Nous étions à Bayside dans le centre de Miami, des gens jouaient de la musique. Et il a vu deux hommes s’embrasser, devant sa femme et son fils, et il est devenu furieux. Ils s’embrassaient, se touchaient, et il a dit : “Regardez ça. Ils font ça devant mon fils.” »

Le Washington Post précise que le père du tireur animait une émission en dari (persan parlé en Afghanistan) sur une chaîne nommée Payam-e-Afghan. Sur l’une des vidéos postées sur YouTube, ajoute le journal américain, il remercie les talibans afghans et critique le gouvernement pakistanais.

L’ex-femme d’Omar Mateen a assuré au Washington Post qu’il n’était « pas une personne stable » et qu’il la battait souvent sans raison pendant les quelques mois qu’ont duré leur mariage, à partir de 2009. Elle a précisé qu’il n’était alors pas très religieux, et qu’il travaillait comme garde dans un centre pour jeunes délinquants, mais qu’elle n’avait pas eu de contacts avec lui depuis leur séparation.

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