05102021Headline:

Covid-19: la variante-sud-africain surgit en France avec ses caractéristiques

L’immunité développée lors de la première infection n’a pas empêché une réinfection par le variant sud-africain, a alerté les hôpitaux de Paris (AP-HP) le vendredi 12 février dernier.

Quatre mois après avoir contracté une forme légère du Covid-19, un français de 58 ans a été réinfecté par le variant sud-africain; une réinfection qui a engendré des conséquences graves, ont indiqué les hôpitaux de Paris (AP-HP).

Une recontamination est possible avec le variant sud-africain
« Ce cas illustre le fait que le variant sud-africain peut être responsable d’une réinfection grave après une première infection légère avec le coronavirus classique », a publié les chercheurs dans leur étude, parue le mercredi 10 février dans la revue Clinical Infectious Diseases, selon Le Dauphiné.

« C’est, à notre connaissance, la première description d’une réinfection avec le variant sud-africain causant un Covid-19 sévère, quatre mois après une première infection modérée », renchérissent-ils.

Des recherches scientifiques ont été menées sur les cas de réinfection par des variants, britannique, sud-africain ou brésilien. Il a été constaté que le deuxième épisode est fréquemment « moins sévère que le premier ». Il est évident que « ces cas de réinfection sont sans doute plus nombreux en réalité que ceux qui sont identifiés et décrits comme tels dans les revues médicales ».

La réinfection
Le malade de 58 ans a des antécédents d’asthme. En septembre 2020, il avait eu de la fièvre et avait des difficultés respiratoires modérées. « Une infection au SARS-CoV-2 est diagnostiquée avec un test PCR ». Quelques jours plus tard les symptômes disparaissent. En décembre, il est testé négatif à deux reprises.

En janvier 2021, le cinquantenaire est reconduit aux urgences de l’hôpital Louis-Mourier (AP-HP) de Colombes, près de Paris, parce qu’il était fiévreux et avait du mal à respirer. Il fait un nouveau test PCR et le résultat s’avère positif. « Le séquençage génétique montre la présence de mutations caractéristiques du variant sud-africain ».

Une semaine plus tard, le patient développe « un syndrome de détresse respiratoire aiguë qui nécessite qu’il soit intubé et placé sous respirateur artificiel ». C’est pendant que le patient était dans cet état de santé critique que l’étude a été soumise à publication dans la revue médicale.

L’immunité n’a pas été un frein pour la réinfection
A l’hôpital, des tests de sérologie ont montré la présence d’anticorps attestant que l’organisme du patient avait déjà été en contact avec le virus; ce qui prouve que « l’immunité développée à l’issue de la première infection n’a pas permis d’éviter la réinfection par le variant sud-africain »; ce qu’a donc annoncé l’AP-HP dans un communiqué. « Le virus responsable du premier épisode infectieux n’a pas pu faire l’objet d’un séquençage », a-t-il poursuivi.

L’hypothèse selon laquelle la seconde infection soit un réveil de la première n’est pas valable puisque « la première infection est survenue un mois avant la première description du variant en Afrique du Sud, et trois mois avant son premier signalement en France ».

Le variant sud-africain inquiète particulièrement les experts à cause de ses caractéristiques génétiques spécifiques. Ils redoutent une réduction de l’efficacité des vaccins.

beninweb.tv

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