09242017Headline:

Etats-Unis: la ville Rutilante ville d’Atlantic City au bord de la faillite

Atlantic City

Atlantic City, célèbre pour ses casinos, ses hôtels, sa promenade en front de mer et un film de Louis Malle, vient de frôler le « shutdown ». Tous les services publics « non essentiels » devaient cesser de fonctionner vendredi 8 avril, car la municipalité, profondément endettée et déficitaire n’avait plus d’argent pour les payer.

A la dernière minute, le conseil municipal a décidé à l’unanimité de ses neuf membres de prolonger le salaire des fonctionnaires municipaux de 28 jours, c’est-à-dire jusqu’au 2 mai, date à laquelle la ville recevra ses recettes fiscales trimestrielles. Cet apport lui permettra de faire face à ses engagements immédiats.

Mais ce n’est que reculer pour mieux sauter. A l’origine de la crise : l’affrontement entre le gouverneur du New Jersey, le très agressif Chris Christie, ancien candidat républicain à la présidence et le maire d’Atlantic City, Donald Guardian, lui aussi républicain. Le maire dit au gouverneur : « Nous avons une dette de 120 millions de dollars, aidez-nous. » Le gouverneur dit « d’accord, mais uniquement si nous prenons le contrôle de vos finances, jusqu’à ce que vous ayez remis vos affaires en ordre ». « Pas question », répond le maire, refusant une intervention de l’Etat qu’il considère comme une « dictature fasciste ».

La ville n’a pas su diversifier ses revenus

La ville n’a pas su s’adapter aux nouvelles réalités de la ville et diversifier ses sources de revenus. Ses casinos sont en difficultés : sur les douze qu’Atlantic City compte, quatre ont fermé leurs portes l’an dernier, à cause de la concurrence. La population a diminué d’un tiers, mais pas le nombre de fonctionnaires, 29 pour chaque millier de résidents.

 Leurs syndicats s’accrochent à des accords que la ville ne peut plus se permettre. Atlantic City vit au-dessus de ses moyens. Elle ne peut être sauvée que par un rigoureux programme d’austérité. La chambre du New Jersey vient d’adopter, jeudi 7 avril, une proposition pour essayer de concilier les positions du gouverneur et du maire : la création d’une commission composée de représentants de l’Etat et de la municipalité pour redresser les finances de la ville.

Les jeux sont faits

Si celle-ci ne pouvait faire face à ses échéances sur une période de deux ans, l’Etat prendrait progressivement le contrôle de son budget. Si le maire est séduit par le plan, le gouverneur l’a déjà rejeté, car il estime qu’il fait la part trop belle aux syndicats.

Selon des experts, à moins qu’Atlantic City puisse restructurer sa dette auprès de ses créditeurs, il lui sera difficile d’éviter de connaître le sort de Detroit : la faillite. Pour Atlantic City, il semble malheureusement que les jeux soient déjà faits et pas pour le meilleur.

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