03272017Headline:

Etats-Unis : pourquoi Michael Moore prédit dejà la victoire de Donald Trump

donald trump

Le cinéaste, ennemi juré de George W. Bush, explique sur son site pourquoi le milliardaire sera le prochain président américain.

Si Michael Moore ne se trompe jamais, alors l’élection américaine est tranchée. Le cinéaste, connu pour son film Fahrenheit 9/11 et grand opposant aux conservateurs américains avait prédit, l’été dernier, la nomination de Donald Trump dans le camp Républicain. “J’ai une nouvelle encore plus horrible pour vous” écrit-il sur son site internet “Donald J. Trump va gagner en novembre”. Pour affirmer cela, il avance 5 points.

  • La rust belt ou l’effet Brexit : Pour Michael Moore, Donald Trump va se concentrer sur 4 Etats, réputés favorables aux Démocrates (Michigan, Ohio, Pennsylvanie et Wisconsin). Surnommée la rust belt (ceinture de rouille), cette zone regroupe des régions marquées par le déclin de l’industrie. Michael Moore estime que le traité l’Accord de libre-échange nord-américain, mis en place par Bill Clinton en 1994, a largement participé à la délocalisation des usines. Trump va ainsi attaquer sa rivale sur son libéralisme. Il fait ainsi la comparaison avec les promesses d’eurosceptiques britanniques qui ont obtenu le Brexit auprès des populations les plus pauvres.
  • S’il garde les faveurs des Etats traditionnellement conservateurs et qu’il obtient ceux de la rust belt, Donald Trump aura gagné.
  • Le dernier combat de “l’homme blanc en colère” : Pour Michael Moore, Donald Trump est aussi la dernière rébellion des hommes blancs “après 240 ans de domination” aux Etats-Unis. Pour lui, la société s’est multiculturalisée et surtout s’est féminisée.
  • Le problème “Clinton” avant tout : “Ne nous voilons pas la face. Le principal problème n’est pas Trump mais plutôt Hillary” affirme celui qui s’était promis de ne jamais voter pour elle, après son support à al guerre en Irak. “Elle est très impopulaire et représente la vieille politique (…) l’enthousiasme n’est tout simplement pas là.”
  • Le spectre Bernie Sanders : Pour le cinéaste, les électeurs de Bernie Sanders voteront bien pour Clinton, en témoignent les derniers sondages sur le sujet. Le problème est davantage le “depressed vote”, c’est-à-dire le fait que celui qui vote à reculons ne cherche pas à se battre pour la campagne et motiver les indécis. Une idée aurait été de faire un ticket à deux femmes “mais Hillary a pris peur (…) c’est le meilleur moyen de tuer le vote des jeunes.”
  • Ne pas sous-estimer l’électorat : “L’isoloir, c’est un des derniers endroits où il n’y a pas de caméras.” Pour Michael Moore, “beaucoup d’électeurs ne voteront pas pour Trump parce qu’ils le soutiennent mais simplement parce qu’ils peuvent le faire.” En d’autres termes, l’électeur est imprévisible…

.atlantico.fr

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