07202017Headline:

Etats-Unis: Terroriste-La veuve d’un haut gradé de Daesh livre des informations

Une photo, prise dans la ville de Raqqa, postée sur internet par des sympathisants de Daesh pour célébrer la chute de Palmyre.

Elle est aux mains des Etats-Unis depuis le 16 mai. Oum Sayyaf, veuve d’un haut responsable de l’organisation de l’Etat islamique (EI) commence, d’après le site américainThe Daily Beast, à passer aux aveux. Mariée à Abou Sayyaf, considéré par Washington comme le « financier » de l’EI, elle aurait fourni des informations précieuses sur l’organisation interne du groupe terroriste et « livrer ses secrets sur le rôle prépondérant joué par les femmes » au sein de Daesh.

 

Une hiérarchie calquée sur celle de leurs maris

Elle est « la source de renseignements la plus précieuse » qui soit tombée entre les mains des Etats-Unis, estime même The Daily Beast. Capturée en Syrie par un commando américain le jour de la mort de son mari, proche du chef de l’organisation de l’Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, Oum Sayyaf en aurait dit un peu plus sur la hiérarchie féminine régnant au sein du « califat ». Une hiérarchie calquée sur celle de leurs maris. Les épouses des gradés de l’EI ont ainsi des rôles plus élevés que les femmes de djihadistes plus modestes.

De fait, grâce à son mariage, Oum Sayyaf a eu accès à des informations relatives à tous les échelons hiérarchiques du groupe terroriste et à des données stratégiques sur la façon dont les hommes gèrent les opérations financières et tactiques (organisation interne et communication). Des informations qui sont venues compléter celles trouvées le 16 mai dernier dans les affaires personnelles d’Abou Sayyaf (ordinateurs, téléphones, documents).

Oum Sayyaf « était une conseillère majeure »

Oum Sayyaf, qui aidait à gérer les réseaux de femmes internes à Daesh (combattantes et chargées de la logistique) et chapeautait le réseau d’esclaves sexuelles, « était une conseillère majeure », assure ainsi un officiel de l’armée au Daily Beast et devrait continuer à passer aux aveux alors que les Etats-Unis n’ont pas encore décidé de son sort.

A noter qu’à l’heure actuelle, le nombre précis de femmes au sein de l’EI reste inconnu. Selon les experts, et notamment l’OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme), sachant que la répartition des genres serait d’une femme pour dix hommes, 2 000 femmes au total auraient rejoint les rangs de Daesh.

.20minutes.fr

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