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France : Heurts entre gilets jaunes et CRS avenue des Champs-Élysées avec des jets de lacrymogènes et 175 interpellations»

Emmanuel Macron a été hué par des «gilets jaunes» présents sur les Champs-Élysées. Des tensions ont ensuite éclaté entre manifestants et forces de l’ordre.

Des heurts ont éclaté entre les «gilets jaunes» et les forces de police, sur l’avenue des Champs-Elysées en début de ce dimanche après-midi, peu après la fin du défilé militaire du 14 juillet. «Heurts entre gilets jaunes et CRS avenue des Champs-Élysées avec des jets de lacrymogènes et des interpellations», a témoigné notre journaliste sur place, Roman Geyer. D’après lui, un périmètre de sécurité a été établi autour du Fouquet’s qui a rouvert ce dimanche, après avoir été saccagé lors d’une manifestation en mars dernier. Les «gilets jaunes» tentent de monter des barricades avec des barrières pour occuper l’avenue des Champs-Élysées.

180 personnes ont été interpellées en marge du défilé, selon la préfecture de police de Paris. Trente-huit placements en garde à vue ont eu lieu, dont 13 se poursuivaient à 19h, a précisé le parquet de Paris. Pour les 25 autres, il a notamment été décidé de classer sans suite 16 procédures et de procéder à 8 rappels à la loi.
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C’est la première fois depuis le 16 mars que des «gilets jaunes» parviennent à retourner manifester sur les Champs-Elysées qui avaient connu une flambée de violences lors du 18e samedi de mobilisation de ce mouvement social. La circulation n’a pas repris sur l’avenue, de nombreux cars de CRS et de gendarmes sont arrivés sur place. «Face aux violences en cours sur les Champs-Élysées, les sommations ont été effectuées et le secteur est évacué par la force», a indiqué la préfecture de police sur Twitter.

«Des manifestants relativement peu nombreux parviennent tout de même à bloquer les Champs-Élysées après le défilé du 14 juillet. Les forces de l’ordre semblent être à bout de nerfs…», a relaté le journaliste Pierre Tremblay sur Twitter, alors qu’il filmait un CRS en train de pousser violemment une manifestante.

» LIRE AUSSI – 14 juillet: Macron entame la revue des troupes, des sifflets entendus

Ce dimanche matin, le président Emmanuel Macron a ouvert les festivités du 14 juillet en descendant les Champs-Élysées à bord d’un «command car» avant le début du traditionnel défilé militaire, placé cette année sous le signe de la coopération militaire européenne. Des sifflets émanant de «gilets jaunes» ont été entendus sur le passage du chef de l’État, dont c’est le troisième défilé depuis son élection en mai 2017.

Trois figures des «gilets jaunes» placés en garde à vue puis libérés

Des manifestants, qui ne portaient pas leurs chasubles habituelles, ont brandi des ballons jaunes. Un groupe d’une quarantaine de manifestants, se revendiquant «gilets jaunes», a tenté de forcer une rangée de CRS sur la grande avenue parisienne, avant d’être encerclé par les forces de l’ordre, selon une journaliste de l’AFP présente sur place. Une vidéo tweetée par un journaliste du Huff Post montre l’une des figures des «gilets jaunes», Eric Drouet, drapeau tricolore à la main, entouré et exfiltré par des policiers. Deux figures des «gilets jaunes», Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle, avaient par ailleurs été interpellés vers 9h15 aux abords des Champs-Elysées, selon une source proche du dossier. Tous trois placés en garde à vue, ils ont été libérés au fil de la journée.

Dès la matinée, la situation était parfois tendue entre forces de l’ordre et passants. «La situation est très compliquée à gérer au beau milieu d’un tel dispositif pour les FDO. Un commissaire a même perdu son sang froid face à des “gilets jaunes”», a tweeté le journaliste Pierre Tremblay, qui a filmé la scène. Sur les images, un commissaire repousse violemment des manifestants présents en face de lui.

«Ici (depuis la tribune présidentielle, NDLR) je n’ai rien entendu. Je ne doute pas qu’un certain nombre de gens ont voulu exprimer leur opinion. Il n’a échappé à personne qu’ils le faisaient déjà depuis beaucoup, beaucoup de samedis. L’important c’est que le défilé se soit bien passé et que nous ayons pu exprimer aux armées, aux blessés des armées, notre reconnaissance et notre confiance», a déclaré à la presse le premier ministre Édouard Philippe à l’issue du défilé. «Ceux qui ont voulu empêcher ce défilé devraient avoir un peu honte», a commenté de son côté le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. «Aujourd’hui, c’est un jour où la Nation est réunie, et je pense que la nation, il faut la respecter.»

Samedi soir, quelques dizaines de manifestants, dont certains portaient des «gilets jaunes», avaient déjà fait entendre leur voix devant l’Hôtel de Brienne, où Emmanuel Macron prononçait un discours, en visant le ministre de la Transition écologique François de Rugy, épinglé par Mediapart pour des dîners fastueux lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale.

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