12042020Headline:

France: Professeur décapité, le gouvernement ordonne la fermeture d’une mosquée

La mosquée de Pantin, dont l’imam avait relayé une vidéo, dénonçant le cours du professeur d’histoire assassiné vendredi, va fermer mercredi soir sur ordre du ministre Français de l’Intérieur, Gérald Darmanin.
Une nouvelle décision à la suite de l’assassinat de Samuel Paty. Le ministre Français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé, lundi 19 octobre, sur TF1 avoir demandé “au préfet de Seine-Saint-Denis de faire fermer la mosquée de Pantin”, qui avait notamment partagé sur sa page Facebook une vidéo dénonçant le cours sur les caricatures de Mahomet de l’enseignant tué le 16 octobre. La fermeture de la mosquée de Pantin, en Seine-Saint-Denis, sera effective mercredi soir, a-t-on appris mardi de sources concordantes. “Le délai d’exécution de la fermeture est de 48 heures, donc la mosquée sera fermée mercredi soir”, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

La vidéo en question a été publiée par un père de famille en colère après que l’enseignant a montré des caricatures du prophète Mohamed à ses élèves. Cette vidéo a servi de point de départ à l’entreprise criminelle de l’assaillant de 18 ans, abattu rapidement après les faits. Bien que la vidéo ait été supprimée après le drame survenu vendredi, la polémique n’a cessé d’enfler et le gouvernement a multiplié, tout au long de la journée, les annonces visant des structures musulmanes qu’il considère comme des « ennemis de la République ».

Le ministre a par ailleurs affirmé que l’imam de la mosquée de Pantin avait ses enfants « scolarisés » dans une école clandestine fermée début octobre à Bobigny. « Des enfants de 2 à 6 ans portaient le hijab, sans cours de récréation, sans fenêtre, sans professeur », a souligné Gérald Darmanin.

Une quinzaine d’établissements, dont des écoles clandestines, des lieux de culte, des salles de sport ou encore des restaurants, ont été fermés en Seine-Saint-Denis depuis 2018, avait annoncé en février le préfet du département. Depuis 2017, 356 lieux de radicalisation ont été fermés en France, a indiqué Gérald Darmanin. Quinze personnes, dont quatre collégiens, sont actuellement en garde à vue et interrogées par les enquêteurs de l’antiterrorisme qui cherchent à établir si le meurtrier, un réfugié Russe tchétchène de 18 ans tué par la police, avait bénéficié de complicités.

Beninw

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