09212017Headline:

La CIA n’aurait pas tout dit sur la mort de John F. Kennedy /Le silence coupable du directeur de la CIA

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Cuba, mafia, Lee Harvey Oswald, même combat ? Les silences coupables du directeur de la CIA sur la mort de John Kennedy
Selon le rapport d’un spécialiste, le directeur de la CIA à l’époque de l’assassinat de Kennedy, John McCone, aurait sciemment omis de divulguer plusieurs informations à la Commission d’enquête Warren.

Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy meurt assassiné à Dallas. Un drame vieux de 52 ans dont le souvenir pèse encore sur la vie publique américaine. Aujourd’hui, un homme fait particulièrement parler de lui : John McCone, l’un des acteurs principaux de cet événement fondamental de l’Histoire des Etats-Unis.

Directeur de la CIA pendant les heures les plus chaudes de la Guerre froide, John McCone était pourtant considéré comme un “intrus” dans le monde très feutré du renseignement.
Ingénieur de formation, il est nommé à la tête de l’agence par JFK pour remplacer un vieux briscard de d’espionnage, Allen Dulles. Ce dernier avait été débarqué après l’épisode désastreux de la Baie des Cochons.

Au lendemain de l’assassinat du président, l’Amérique est sous le choc. Le président par intérim, Lyndon Johnson, met en place une commission pour faire toute la lumière sur cette affaire : la commission Warren (du nom d’Earl Warren, président de la Cour Suprême des Etats-Unis à l’époque).

 

En tant que numéro 1 du renseignement américain, McCone est évidemment interrogé par la commission et jure de coopérer pleinement. Mais cette version des faits est aujourd’hui fortement remise en cause par la parution d’un rapport d’un historien de la CIA, David Rabarge. Selon lui, McCone aurait joué un rôle beaucoup plus ambigu. D’après David Rabarge, le directeur était au cœur d’un système de couverture visant à occulter certaines vérités à la commission Warren.

Il affirme que McCone, décédé en 1991, ainsi que d’autres hauts dirigeants, possédaient des informations importantes potentiellement liés à la mort de Kennedy. Pourquoi cette couverture? Selon le rapport, la CIA souhaitait que la commission se focalise sur la version de l’Histoire qui arrangeait tout le monde, celle d’un tueur unique, Lee Harvey Oswald, ancien Marine et marxiste autoproclamé.

Surtout, la CIA et ses dirigeants n’auraient pas voulu dévoiler que, depuis des années, l’agence travaillaient sur de multiples projets d’assassinat de Fidel Castro. Ces sordides tentatives impliquaient notamment une collaboration entre la CIA, les anticastristes et… la Mafia. La Commission Warren n’a jamais donc jamais cherché à savoir si Oswald avait des complices à Cuba ou ailleurs, qui auraient souhaité la mort de Kennedy à cause des tentatives d’assassinat de Catsro.

Le rapport final de la commission, rendu public en septembre 1964, a conclu que Lee Harvey Oswald avait agi seul. Cette information, selon laquelle McCone aurait sciemment caché certaines choses à la Commission Warren, permettrait-elle une réécriture de l’Histoire? Peut-être, peut-être pas.

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Le rapport de Rabarge ne conteste pas les faits principaux autour de la mort de Kennedy. Oui, Lee Harvey Oswald était bien un “loup solitaire”. En revanche, beaucoup de choses auraient été passées sous silence. Si la Commission n’a pas posé les bonnes questions sur certaines opérations secrètes à Cuba, McCone n’a pas tout fait pour que celle-ci creuse les bonnes pistes.

Il reste toutefois difficile de savoir pourquoi la CIA accepte de déclassifier ce rapport, alors que la biographie de Robarge sur McCone, écrite en 2005, est toujours classée top secret. Comme l’estime Slawson, un ancien membre de la Commission Warren, “la question de l’assassinat de Kennedy intéresse beaucoup moins de monde aujourd’hui, 50 ans plus tard”.

Mais ces dernières révélations interrogent. Castro aurait-il assassiné Kennedy car Kennedy voulait assassiner Castro? Les Soviétiques seraient-ils impliqués? Ou bien l’hystérie collective autour de Cuba a-t-il fait passer un sociopathe politisé à l’acte. Des questions qui restent, un demi-siècle plus atlantico.fr

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