12102016Headline:

La CPI Se fond ?Après Poutine Le président philippin, Rodrigo Duterte, envisage de quitter la Cour pénale internationale

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Le président philippin, Rodrigo Duterte, envisage de quitter la Cour pénale internationale

Mercredi, le président russe, Vladimir Poutine, a signé un décret annulant la signature de Moscou du traité fondateur de la juridiction internationale. Il lui reproche son manque d’indépendance.

Après la Russie, la Philippine ? Le président philippin, Rodrigo Duterte, a déclaré jeudi 17 novembre qu’il était prêt à suivre l’exemple de Moscou en se retirant de la Cour pénale internationale (CPI).

Vladimir Poutine a en effet signé mercredi un décret annulant la signature par la Russie du traité fondateur de la cour de justice. Le dirigeant russe lui reproche notamment de manquer d’indépendance.

M. Duterte estime également que la juridiction de La Haye est « inutile » et ne s’en prend qu’aux petits pays comme les Philippines. Il dénonce également les accusations des Occidentaux qui reprochent au gouvernement philippin de se livrer à des exécutions sommaires sous couvert d’une guerre contre les narcotrafiquants qui a fait près de 2 500 morts en trois mois.

Le chef d’Etat philippin souhaite par ailleurs rencontrer Vladimir Poutine en marge du sommet Asie-Pacifique, à Lima, au Pérou. « Vous savez, si la Chine et la Russie décident de créer un nouvel ordre mondial, je serai le premier à le rejoindre », a ainsi fait savoir M. Duterte.

 

La Russie compte se retirer de la Cour pénale internationale (CPI)

La Russie ne veut plus entendre parler de la Cour pénale internationale (CPI). Son président Vladimir Poutine a l’intention de retirer la signature du pays du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué que la Russie reprochait à l’institution de ne pas être “véritablement indépendante” et de ne pas avoir été “à la hauteur des espoirs placés en elle”.

“Le président a signé un décret sur l’intention de la Russie de ne pas être Etat partie au Statut de Rome de la Cour pénale internationale. La notification parviendra bientôt” à la Cour, a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Moscou a signé en 2000 -mais n’a jamais ratifié- le Statut de Rome créant la CPI, juridiction pénale chargée de juger les personnes accusées de crime contre l’humanité et de crime de guerre.

Enquête sur les crimes présumés commis en Géorgie

La diplomatie russe reproche en outre à la CPI de se focaliser sur les crimes présumés commis par les milices ossètes et les troupes russes en Géorgie lors de la guerre ayant opposé les deux pays en août 2008, passant selon elle sous silence ceux commis par les troupes géorgiennes. “Dans de telles circonstances, on ne peut guère parler de la crédibilité de la Cour pénale internationale”, affirme le ministère.

“Nous n’étions pas membres de la CPI. Nous avions signé le Statut, mais ne l’avions pas ratifié. Désormais, nous retirons notre signature et les obligations qui étaient liées à cette signature sont donc aussi retirées”, a résumé la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. “Il n’y a désormais plus aucune obligation” pour la Russie, a-t-elle ajouté.

La CPI avait annoncé fin janvier ouvrir une enquête sur la guerre russo-géorgienne de 2008, sa première en dehors de l’Afrique. Elle enquête également sur le soulèvement pro-européen du Maïdan en Ukraine et le conflit qui a suivi dans l’Est du pays, où Moscou a été accusé de soutenir militairement les séparatistes pro-russes.

Photo de RTI Bengue.
Photo de RTI Bengue.
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