07012022Headline:

La Russie se dit «prête» à aider une exportation des céréales de l’Ukraine

Cette déclaration intervient alors que les craintes d’une grave crise alimentaire mondiale augmentent.

Lors d’un entretien avec le président Emmanuel Macron et le chancelier Olaf Scholz, la Russie s’est dite « prête à trouver des options pour une exportation sans entraves des céréales, y compris des céréales ukrainiennes en provenance des ports situés sur la mer Noire », selon un communiqué du Kremlin qui ne donne pas plus détails.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, les combats, qui sévissent notamment dans le sud de l’Ukraine, et les sanctions économiques visant la Russie bloquent le commerce de près d’un tiers de la production mondial de blé. Faisant ainsi craindre une crise alimentaire au niveau mondial.

Selon Vladimir Poutine, les difficultés liées aux livraisons alimentaires ont été provoquées par « une politique économique et financière erronée des pays occidentaux, ainsi que par les sanctions antirusses », ajoute le communiqué.

Mais l’exportation du blé vantée par Vladimir Poutine, qui permettrait de faire baisser les tensions sur le marché agricole international, doit être conditionnée à « la levée des sanctions appropriées », estime Moscou.

Blocus des ports ukrainiens

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine la flotte russe contrôle la mer Noire et la mer d’Azov. Les bateaux ne peuvent ni sortir ou entrer dans les ports ukrainiens. Débloquer ces ports afin de reprendre les livraisons de blé et d’éviter une crise mondiale, c’est ce qu’a demandé à plusieurs reprises le président ukrainien, Volodimir Zelensky, à la communauté internationale.

En 2021, le pays a exporté 20 millions de tonnes de blé et plus de 24 millions de tonnes de maïs, selon les données du ministère ukrainien du Commerce extérieur. Les Ukrainiens ont tenté de reporter leur commerce sur les trains et les camions mais ils ne sont pas adaptés à de telles quantités. Par ailleurs, les infrastructures de stockage, ainsi que tout l’écosystème, jusqu’aux tradeurs, sont installés dans les trois ports constituant le port d’Odessa.

Augmenter les capacités par le train nécessiterait des travaux et davantage de connections avec les réseaux existant en Pologne. Mais cela prendrait des années et, à court terme, il n’y a pas d’alternatives aux ports, martèle le ministère ukrainien.

Melv

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