11242017Headline:

Le célèbre blogueur a été fouetté Après la prière devant la mosquée

raifbadawi fouete

Aujourd’hui, le célèbre blogueur saoudien Raif Badawi a été fouetté en public. Après la prière du vendredi, il a reçu 50 coups de fouet devant la mosquée al-Jafali à Jeddah. Ce rituel cruel s’étendra sur 20 semaines, répété chaque semaine, jusqu’à qu’il reçoive les 1000 coups de fouet.
Raif Badawi a été condamné à 10 ans d’emprisonnement et à ces 1000 coups de fouet pour avoir créé un site Internet comportant des éléments critiques contre le gouvernement et la religion. Amnistie internationale le considère comme un prisonnier d’opinion et demande que les coups de fouet – un acte d’extrême cruauté, prohibé par le droit international – cessent, qu’il soit libéré et qu’il puisse rejoindre sa femme et leurs trois enfants qui sont réfugiés au Québec.
Amnistie Internationale
Signez la pétition !

LE DÉBAT N’EST PAS UN CRIME!
La liberté d’expression est un droit

King Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud
The Custodian of the two Holy Mosques
Office of His Majesty the King
Royal Court
Riyadh, Arabie saoudite

Sire,

Raif Badawi, fondateur d’un site Web, emprisonné depuis le 17 juin 2012 dans la prison de Briman, à Djedda a été condamné dans un premier temps à sept ans d’emprisonnement et à 600 coups de fouet pour avoir créé « un site web portant atteinte à la sécurité publique et ridiculisant des personnalités islamiques ». Il est accusé d’avoir ridiculisé la Commission saoudienne pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, également appelée « police religieuse », dans la conclusion de son article : « Nous nous félicitons que la Commission pour la promotion de la vertu nous enseigne la vertu et qu’elle se soucie autant que tous les Saoudiens aillent au paradis. » Il est également accusé de ne pas avoir retiré des articles publiés par d’autres sur son site, notamment un texte suggérant que l’université de l’imam Mohamed ibn Saud était devenue un « nid à terroristes ».

Cette sentence a ensuite été rejetée en appel mais il risque toujours d’être rejugé pour apostasie, un crime sanctionné par la peine de mort et de subir les coups de fouets. Son premier procès a été entaché d’irrégularités. Le 7 mai dernier, Raif Badawi a été rejugé et condamné par le tribunal pénal de Djedda à 10 ans d’emprisonnement, 1 000 coups de fouets et une amende d’un million de riyals saoudiens (près de 290 000$ can). Raif Badawi doit attendre de recevoir le verdict par écrit pour pouvoir faire appel.

Nous vous demandons de tout faire pour que votre gouvernement s’assure de respecter les obligations qui incombent à l’Arabie saoudite en matière de droits humains, notamment :

d’appeler les autorités concernées à libérer Raif Badawi immédiatement et sans conditions, car il s’agit d’un prisonnier d’opinion détenu seulement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression ;
d’exhorter les autorités à abandonner toutes les charges pesant sur Raif Badawi, et à cesser d’inculper et de condamner des personnes pour apostasie, car ériger cet acte en infraction est contraire au droit humain à la liberté de pensée, de conscience et de religion ;
et à n’appliquer aucune peine de flagellation, laquelle constitue un châtiment en violation de l’interdiction de la torture et des autres traitements cruels, inhumains ou dégradants inscrits dans le droit international.

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