08122022Headline:

L’Otan veut se réorganiser et se renforcer face à la Russie au sommet de Madrid

Après la réunion du G7 qui s’achève ce mardi 28 juin en Allemagne, place désormais au sommet de l’Otan à Madrid, qui doit durer 3 jours et s’annonce très chargé. Au menu des discussions : l’adhésion de la Suède et de la Finlande, le renforcement de la présence de l’organisation dans les pays baltes, l’adoption du nouveau « concept stratégique » et la mise en place d’un nouveau plan d’aide à Kiev dans sa guerre avec la Russie, un conflit qui a relancé l’Alliance.

Le sommet qui débute ce mardi à Madrid pourrait bien devenir historique : « Ce sommet sera un tournant et plusieurs décisions importantes vont être prises », a d’ailleurs affirmé le secrétaire général de l’Alliance Jens Stoltenberg.

25 ans après un premier sommet dans la capitale espagnole, qui avait notamment acté l’entrée de la Hongrie, de la Pologne et de la République Tchèque, Madrid pourrait bien assister à un nouvel élargissement de l’Otan. Cette fois-ci vers le nord de l’Europe, avec l’arrivée de la Suède et de la Finlande… même si l’unanimité est requise : pour l’instant la Turquie semble encore hésiter à donner son feu vert.

Les 30 pays membres de l’Organisation doivent également valider le nouveau « concept stratégique ». Ce document capital réaffirme les valeurs, la fonction et les tâches de l’Otan.

Il sera également question du renforcement de la dissuasion et de la défense à long terme pour faire face à la nouvelle réalité en matière de sécurité, ce qui implique notamment un redéploiement des forces de l’Otan dans les pays baltes.

« La Russie comme la menace la plus importante »
Ainsi, ses dirigeants doivent décider de transformer leur force de réaction, actuellement forte de 40 000 soldats, et la porter « bien au-dessus » de 300 000 hommes à haut niveau de préparation pour faire face à la menace russe, a annoncé lundi le secrétaire général de l’Alliance. « Je pense que les alliés vont dire clairement à Madrid qu’ils considèrent la Russie comme la menace la plus importante et la plus directe pour notre sécurité », a déclaré le Norvégien Jens Stoltenberg lors de la présentation des enjeux du sommet.

Mais le sujet central sera surtout l’Ukraine et le maintien du soutien de l’Otan en sa faveur, tant sur le plan militaire que financier. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui avait été invité à se rendre à Madrid, participera au sommet à distance, comme lors du G7. Les membres vont fournir davantage d’armes lourdes et veulent « à plus long terme aider l’Ukraine à passer des équipements militaires de l’ère soviétique aux équipements modernes de l’Otan », selon Jens Stoltenberg.

Le programme est donc très chargé et pourrait bien marquer un « tournant » dans cette alliance, 73 ans après sa création.

Melv

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