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Pour la Disparition du vol d’AirAsia: que s’est-il passé?

INDONESIA-AIRPLANE

Le patron d’AirAsia et les autorités malaisiennes ne souhaitent pas spéculer sur les circonstances de la disparition du vol QZ8501 ce dimanche 28 décembre. On possède cependant quelques indices pour essayer de déterminer ce qui s’est passé.

On sait qu’une des dernières communications de l’équipage du vol QZ8501 d’AirAsia en direction de la tour de contrôle a été effectuée pour demander l’autorisation de changer de plan de vol. Le temps était alors très mauvais et le pilote souhaitait prendre de l’altitude pour éviter les masses nuageuses. L’avion devait alors s’élever de 32 000 à 38 000 pieds, un peu plus de 11,5 kilomètres d’altitude.

S’il s’agit d’une pratique courante dans de telles circonstances, la manœuvre reste délicate : l’avion arrive alors presque à son plafond, son altitude maximale, et s’il n’a pas assez de vitesse, il risque de décrocher. Si c’est bien ce qui est arrivé, l’avion aurait donc chuté avant de s’abîmer au large de l’île de Belitung. C’est dans cette zone que se concentrent les recherches.

Dans cette partie de l’océan Indien, la température de l’eau est proche des 30 degrés. Ce qui permet de garder espoir quant à la survie des passagers. L’avion d’AirAsia a disparu dans la nuit du 27 au 28 décembre alors qu’il effectuait une liaison Surabaya-Singapour. Les recherches, suspendues pour la nuit, doivent reprendre à 6h, heure locale (21h TU).

Les secours indonésiens à la pointe de la recherche

Les équipes de recherche et secours indonésiennes ont malheureusement l’habitude de faire face à ce type de situation. En avril 2013, un Boeing 737 de la compagnie LionAir s’était abîmé au large de Bali. Un an plus tôt, en mai 2012, c’était un Sukoï Superjet qui emportait avec lui 45 personnes lorsqu’il s’est écrasé lors d’un vol de démonstration.

La géographie de l’archipel indonésien et ses 18 000 îles en font un terrain compliqué pour les équipes de secours, un terrain avec lequel elles ont su composer tout au long des années et qui leur a permis d’acquérir une expérience reconnue dans le monde entier. Les enquêteurs indonésiens spécialisés dans l’aéronautique travaillent ainsi très régulièrement avec leurs homologues étrangers, qu’il s’agisse du Bureau d’enquête et analyse français, ou de l’Agence américaine de sécurité des transports.

Ce savoir-faire permet de garder espoir quant à une issue heureuse des recherches du vol AirAsia, et ce, malgré les conditions météo très difficiles dans la zone d’opération. D’importantes vagues compliquent le travail des secouristes. Mais là aussi, les équipes indonésiennes sont préparées : elles possèdent par exemple des drones bateaux – sans pilote – pour pouvoir poursuivre leur travail par tout temps.

RFi

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