07282017Headline:

Rex Tillerson et John Kelly s’activent à maitriser les tensions , au Mexique, voir…..

Les ministres des Affaires étrangères et de la Sécurité nationale américains étaient au Mexique ce jeudi 23 février. Une visite officielle dans un climat glacial après les diverses déclarations de Donald Trump, et les nouvelles directives sur les expulsions de sans-papiers.

Avec nos correspondants à Washington, Anne-Marie Capomaccio et à Mexico, Patrick John Buffe

Cette réunion n’aura été qu’une brève première prise de contact entre les deux gouvernements. La mission de Rex Tillerson et John Kelly était d’éviter que les ponts ne soient complètement rompus entre les Etats-Unis et le Mexique. Ils ont apparemment réussi, sur la forme sinon sur le fond même si les interlocuteurs américains n’étaient pas vraiment à leur aise lors de la conférence de presse commune.

Le secrétaire d’Etat américain a reconnu que des divergences demeurent entre les deux pays, mais il a rendu hommage de manière appuyée au rôle du Mexique dans le maintien de la sécurité à la frontière. « J’insiste : l’Etat de droit est important des deux côtés de la frontière. Je reconnais la bonne coopération entre le Mexique et les Etats-Unis pour faire cesser l’immigration irrégulière. Et sur ce sujet, nous avons parlé du traitement juste de toutes les personnes concernées », a déclaré Rex Tillerson.

Le Mexique rejette des mesures « unilatérales »

Le point d’abcès entre les Etats-Unis et le Mexique reste la série de directives sur l’immigration et la construction du mur. Sans trop s’avancer, Rex Tillerson a donc fait des efforts pour être rassurant sur les droits humains. John Kelly a même déclaré qu’il ne s’agissait pas d’« expulsions massives ».

Les ministres mexicains, sans s’embarrasser de langue de bois, ont rejeté des mesures sur l’immigration « unilatérales » et exigé le respect des droits de l’homme. Le ministre des affaires étrangères mexicain, Luis Videgaray, a souligné à ses interlocuteurs la préoccupation de son pays sur le respect des droits de l’homme des Mexicains aux Etats-Unis. Une remarque un peu vexante pour des Américains qui d’ordinaire donnent ce genre de leçons.

Quant au ministre de l’intérieur, Miguel Angel Osorio Chong, il a rappelé que le gouvernement mexicain est en désaccord avec les nouvelles mesures prises par les Etats-Unis. Des mesures qui impliquent une augmentation des expulsions des sans-papiers et prévoient le renvoi sur sol mexicain de ressortissants d’autres pays.

« Nous n’avons fait qu’effleurer les problèmes », a déclaré le chef de la diplomatie mexicaine, ajoutant qu’un sommet régional se tiendrait bientôt concernant la reconduite au Mexique de tous les illégaux, quelle que soit leur nationalité. Tous les pays d’Amérique centrale seront invités pour discuter de ce problème que Mexico refuse d’assumer.

Donald Trump souffle sur les braises

Pendant ce temps, à Washington où il recevait des chefs d’entreprise, Donald Trump a tenu un langage très différent. « Nous renvoyons de très sales types hors de ce pays. C’est une opération militaire, a martelé le président américain. Car ceux qui ont pu venir dans notre pays sont pour la plupart des illégaux. Nous allons avoir de bonnes relations avec le Mexique, j’espère. Et si ce n’est pas le cas, tant pis. »

De nouvelles rencontres américano-mexicaines ont été annoncées pour les semaines qui viennent. Si toutefois le président des Etats-Unis ne met pas trop d’huile sur le feu.

RFI

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