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Voici les Cinq choses à savoir sur les immigrés en France

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Cinq choses à savoir sur les immigrés récents en France

Une nouvelle étude de l’Insee mène la vie dure aux idées reçues sur l’immigration. Les leçons à en tirer, en cinq points essentiels.

L’Insee a publié ce vendredi une enquête visant à connaître au plus près le profil des arrivants récents en France. Voici les cinq informations à retenir :

1. Progression faible. De 2004 à 2012, l’immigration a augmenté de 1,6 % en moyenne par an, soit un rythme similaire à celui relevé dans les autres pays de l’OCDE. En chiffres absolus, durant ces huit années, 200 000 personnes par an en moyenne sont arrivées en France. En prenant en compte les départs et les décès, le solde est porté à 90 000 personnes. À noter, de 2004 à 2009 – soit la fin du second mandat de Jacques Chirac et les premières années Sarkozy -, les entrées sont restées stables puis ont augmenté, durant la seconde partie du mandat de l’actuel candidat à la présidence de l’UMP.

2. Provenance européenne. Près de la moitié des troupes (46 %) est en provenance de l’Union européenne. Plus précisément, 8 % des immigrés viennent du Portugal, 5 % du Royaume-Uni, 5 % d’Espagne, 4 % d’Italie, 4 % d’Allemagne, 3 % de Roumanie, 3 % de Belgique, 2 % de Russie, 2 % de Suisse et 2 % de Pologne. L’Afrique ne représente ainsi que 30 % de l’immigration hexagonale. Un chiffre en augmentation de 1 % sur huit ans.

3. Emploi inégal selon l’origine et le sexe. Parmi les immigrés européens entrés en France en 2012, 55 % déclarent occuper un emploi dans l’année de leur arrivée. Ils sont deux fois et demie plus nombreux que les Africains (21 %). Les femmes rencontrent plus de difficultés à trouver un emploi dans les douze mois suivant leur arrivée, elles ne sont que 29 %, contre 52 % d’hommes.

4. De plus en plus de diplômés. Enfin, près des deux tiers des nouveaux arrivants (63 %) entrés en France en 2012 sont au moins titulaires du baccalauréat. Le nombre de diplômés du supérieur augmente d’années en année, surtout grâce aux Africains, Américains et Océaniens. Les Européens, eux, sont les mauvais élèves, globalement moins diplômés que les personnes issues d’autres contrées.

Pour rappel, la population “immigrée” – à savoir, selon la définition du Haut Conseil à l’intégration, une “personne née étrangère, à l’étranger et résidant en France” – pesait 8,8 % de la population nationale en 2013. Parmi eux, de nombreux Français !

Le Point

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