08092022Headline:

Volodymyr Zelensky presse le G7 de «faire le maximum» pour arrêter la guerre avant la fin de l’année

Au château d’Elmau en Bavière, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté lundi les chefs d’État et de gouvernement du G7 « à faire le maximum » pour mettre un terme à la guerre qui ravage son pays avant la fin de l’année, ont indiqué des sources au sein du G7, rapporte l’Agence France-Presse (AFP).

Le dirigeant ukrainien, intervenu en visioconférence ce lundi 27 juin au château d’Elmau, dans le sud de l’Allemagne où sont réunis les dirigeants des sept pays industrialisés, « a eu un message très fort en disant qu’il fallait faire le maximum pour essayer de mettre fin à cette guerre avant la fin de l’année », rapporte l’AFP qui cite des sources au sein du G7.

Sans surprise, Volodymyr Zelensky « a aussi insisté sur la nécessité d’intensifier les sanctions contre la Russie », selon ces sources, soulignant l’importance « de ne pas baisser la pression et de continuer à sanctionner massivement, lourdement la Russie ». Au cours de son allocution, le président ukrainien « a évoqué la rudesse de l’hiver » en Ukraine « où il est plus difficile de se battre ». « À la fin de l’année, on entrera dans une situation où les positions seront gelées », indiquent ces sources.

« Le G7 va continuer à accroître la pression » sur Moscou, assure Olaf Scholz
Le G7 va continuer à accroître la pression sur le président russe Vladimir Poutine, a assuré le chancelier allemand Olaf Scholz dans un tweet à l’adresse du président ukrainien Volodymyr Zelensky. « En tant que G7, nous sommes unis aux côtés de l’Ukraine et nous continuerons à la soutenir. Pour cela, nous devons tous prendre des décisions difficiles mais nécessaires. (…) Nous continuerons à accroître la pression sur Poutine. Cette guerre doit prendre fin », a écrit l’hôte du sommet.

Réunis jusqu’à mardi dans les Alpes bavaroises, les dirigeants américain, canadien, allemand, français, italien, britannique et japonais ont déjà convenu au premier jour de leur sommet dimanche de durcir encore ces sanctions, en visant tout particulièrement l’industrie de défense, selon un haut responsable de la Maison Blanche. Ils entendent également développer un « mécanisme pour plafonner au niveau mondial le prix du pétrole russe ». Le G7 va également « se coordonner pour utiliser les taxes douanières sur les produits russes afin d’aider l’Ukraine », a poursuivi la même source. Quatre pays ont déjà proposé un embargo sur l’or russe : les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et le Canada. Et les trois pays européens du G7 devraient suivre, même si, in fine, la décision se prendra au niveau de l’UE.

Lutter contre l’insécurité alimentaire
L’Ukraine est aussi présente au G7 par ses conséquences sur le marché de l’énergie et aussi, bien sûr, pour celui des céréales. Des questions qui inquiètent de nombreux pays : c’est le cas de l’Afrique du Sud, du Sénégal, ou encore de l’Inde et de l’Indonésie, dont les dirigeants sont également attendus ce lundi au G7. Ces dirigeants africains et asiatiques demanderont sans doute des initiatives pour prévenir cette crise alimentaire potentiellement dévastatrice qui s’annonce et pour trouver une solution afin de débloquer les céréales ukrainiennes, bloquées en raison du blocus de la mer Noire.

Des négociations sont en cours sous l’égide des Nations unies, mais elles tardent à aboutir ; il en sera question avec Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, qui sera également présent ce lundi au château d’Elmau. Les pays d’Asie et d’Afrique demanderont sans doute aussi des soutiens financiers pour faire face à cette crise alimentaire. Le temps presse, car à la fin de l’année, selon l’ONU, plus de 320 millions de personnes pourraient se retrouver dans l’insécurité alimentaire. Pour les pays qui seront en première ligne face à cette pénurie, le G7 se doit d’agir pour éviter le pire.

Melv

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