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Côte d’ivoire : aucun membre du Gouvernement à l’humanisation de Tia Koné

L’ex-président du Conseil constitutionnel, puis de la Cour suprême, Tia Koné, magistrat hors hiérarchie, a été inhumé ce samedi 28 août à Grand-Gbapleu, village situé dans la périphérie communale de Man, dans l’indifférence du gouvernement ivoirien.

C’est par un vol spécial d’Air Côte d’Ivoire, que la dépouille du magistrat hors hiérarchie est arrivée, dans la soirée du jeudi 26 août 2021, à l’aéroport de Man. Le même jour, avait eu lieu la levée du corps à IVOSEP Treichville. De bonne source, aucun membre du gouvernement du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti du Président Alassane Ouattara) n’y était. Par contre, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, par ailleurs, président du Conseil régional du Tonkpi, région natale de Tia Koné, y était.

« Mon épouse et moi avons pris part ce jeudi 26 août 2021 à Ivosep Treichville, à la cérémonie de levée de corps du Président Tia Koné, ancien Président de la Cour Suprême, rappelé à Dieu le 08 février 2021. Que le seigneur accorde au défunt son Paradis », a écrit sur sa page Facebook, le président de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI, parti fondé par le Général Robert Guéi, avec lequel a flirté le défunt, avant de créer son propre parti politique).

A l’enterrement, de nombreuses personnes s’attendaient à voir l’un des ministres ou anciens ministres issus du RHDP. Grande fut leur surprise. « C’est quand même inconcevable pour nous, fils des montagnes, de constater avec tant d’amertume, une inhumation quelque peu dans l’indifférence des autorités, contrairement à la personnalité que notre frère a incarné dans ce pays », s’est exprimé avec une profonde tristesse, Soumahoro Apollinaire, résident de Grand-Gbapleu.

Décédé il y a de cela sept mois, Tia Koné a été conduit à sa dernière demeure, en présence de sa famille. L’on retiendra qu’il n’a pas eu des funérailles de l’envergure de celles qui ont été réservées à Koui Mamadou, ex-président de la Cour suprême. Tia Koné avait été sous les feux de la rampe, sous la transition militaire du Général Robert Guéi, natif comme lui, de la grande zone des 18 montagnes. Il s’était appesanti sur l’article 35 de la constitution d’alors, pour invalider plusieurs candidatures à la présidentielle d’octobre 2000, notamment celles de deux poids lourds de la politique ivoirienne, que sont Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié.

Dilane Janvier

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