05242017Headline:

Côte-d’Ivoire: Un opérateur économique, enlevé à son domicile et abattu dans un champ d’hévéa à Dabou

MORT-A-DOMICILE

Les populations de Bodou, village situé à 11 Km de Dabou, sont dans la consternation totale.

Un crime odieux y a été commis dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 septembre 2016.  Et c’est un commerçant, en la personne de Kaboré Ousmane dit Yamdaogo, la quarantaine, qui est la victime.

En effet, selon des informations, Kaboré Ousmane est installé depuis plus de 20 ans à Bodou. D’abord manœuvre agricole, l’homme réussit à ouvrir une boutique grâce à ses économies. Installé maintenant à son propre compte, Kaboré Ousmane, dont on dit beaucoup bien, ne tarde pas à devenir un opérateur économique digne de ce nom. Lui qui dispose désormais de plusieurs cabines de transfert d’argent dans des villages environnants. Il est relativement prospère. Mais voilà que la vie jusque-là paisible, de cet homme, va tragiquement basculer en cette nuit du lundi 19 au mardi 20 septembre 2016.

Il ressort, en effet, qu’aux alentours de 1h du matin, alors que la bourgade est endormie, quatre quidams débarquent sur place. Ils coupent l’électricité en vue d’opérer dans le noir. Ils foncent à la chambre à coucher de Kaboré Ousmane, contiguë à sa boutique. Ils fracassent la porte de celle-ci et se retrouvent en face de leur cible, qu’est le commerçant. Les cris de détresse qu’émet ce dernier attestent des violences qu’il est en train de subir. Une vieille dame, une voisine, depuis son logis, croit bien faire de supplier les assaillants, de lâcher prise. Mais elle est vite rappelée à l’ordre par les criminels qui tirent deux coups de feu en l’air. La « mémé » la boucle tout de suite et se force à s’endormir.

Les minutes qui suivent sont infernales pour Ousmane qui est sauvagement tailladé à l’arme blanche. Les impitoyables gangsters sortent ensuite de son logis le malheureux, couvert de sang et le traînent jusqu’à la plantation d’hévéa non loin de là. C’est en ces lieux qu’ils l’achèvent de plusieurs balles, avant de prendre la tangente.

Au lever du jour, le corps sans vie et dans un état affreux du commerçant est découvert par les villageois, traumatisés par ce crime. Les éléments de la gendarmerie, alertés, se rendent sur place et procèdent au constat d’usage. Puis, le corps est enlevé. Une enquête est en cours, pour véritablement éclairer sur ce crime, que nombre de personnes dans le village assimilent à un règlement de comptes.

Et ce ne sont pas des indices pour soutenir cette piste, qui manquent vraiment. C’est que les auteurs de l’agression mortelle n’ont guère emporté la forte somme d’argent trouvée chez leur victime. Encore moins, les quatre téléphones-portables de cette dernière. Des biens qui auraient, au premier chef intéresser de vulgaires malfrats. Ceux qui ont opéré chez cet opérateur économique, semblaient donc investis d’une seule mission : tuer Kaboré Ousmane, un point, un trait. S’il s’agissait effectivement d’un règlement de comptes, dans quelle affaire était donc trempé « Yamdaogo », au point d’avoir affaire à des assassins ? Les conclusions de l’enquête ouverte par les agents des forces de sécurité sont donc attendues, pour situer l’opinion sur les contours de ce crime.

 

Norbert NKAKA (Correspondant régional)

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