05192022Headline:

nombreux hommages au président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire

Amadou Soumahoro est décédé ce samedi 7 mai, à l’âge de 68 ans. Élu à la tête de l’Assemblée nationale en 2019, il avait rencontré d’importants problèmes de santé, sans que leur nature soit dévoilée. Aujourd’hui donc, des réactions essentiellement politiques à découvrir dans la presse.

À l’image d’un autre président de l’Assemblée nationale, désormais en exil, Guillaume Soro qui adresse « [s]es sincères condoléances à sa famille, à l’institution parlementaire et à la région du Worodougou dont il était un fils éminent », peut-on lire dans Lepointsur.

Ivoiresoir reprend les propos de la députée Yasmina Ouégnin, du PDCI, qui évoque un « illustre disparu » devant la mémoire duquel elle « s’incline respectueusement ». L’Infodrome relève pour sa part les réactions sur les réseaux sociaux de Patrick Achi, le Premier ministre qui déclare : « sa loyauté n’avait d’égal que sa ténacité », et l’ancien ministre Charles Blé Goudé qui insiste : « Là où la mort fauche une personnalité qui a servi l’État, nos rivalités politiques doivent s’éclipser ».

Des rivalités en perspectives

Comme le souligne le quotidien burkinabè Aujourd’hui au Faso : « l’homme, régulièrement malade n’a jamais pu habiter la fonction de patron de la Basse chambre et les cyniques trépignaient d’impatience pour qu’il passe l’arme à gauche pour libérer le Tabouret » et sa mort « intervient à un moment où le redécoupage du paysage politique, s’effectue mais où le RHDP en place se donne toutes les chances de garder le pouvoir en 2025 ». Rappelant le surnom de « Cimetière » donné à Amadou Soumahoro, cet autre journal burkinabè WakatSéra estime que la Côte d’Ivoire « vient de perdre un troisième gros éléphant de sa mare politique en deux ans » et se demande s’il ne faut pas y voir une « succession d’erreurs de casting ».

Un casting il y en aura bientôt un autre, le site Afriquesur7 présage déjà une « guerre de succession » avec cette question : « À qui Ouattara va-t-il confier le perchoir de l’Assemblée nationale ? » Deux noms se distinguent selon ce média : Adama Bictogo, vice-président de l’Assemblée, qui a déjà remplacé à plusieurs reprises Amadou Soumahoro, et un autre vice-président, le doyen, Mamadou Diawara.

Abidjan devient, ce 9 mai, la capitale mondiale de la lutte contre la désertification

C’est aujourd’hui que débute la 15e conférence des États-parties de la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification, la COP15, jusqu’au 20 mai. 5000 personnes, venues de près de 200 pays, sont attendues. Un sommet important aussi localement puisque, rappelle L’Infodrome : « la Côte d’Ivoire qui a perdu une grande partie de son couvert forestier n’échappe pas à l’avancée du désert. Les résolutions de cette COP intéressent donc au plus haut point le pays qui entend dans la vision des autorités, développer son secteur agricole en le modernisant en profondeur ». Fratmat précise que « le président de la République, Alassane Ouattara va présenter “l’initiative d’Abidjan”, proposition de la Côte d’Ivoire contre les changements climatiques. Le chef de l’État entend mobiliser lors de cette COP 15, entre 600 millions et 1 milliard de dollars auprès des bailleurs de fonds pour restaurer les terres dégradées. »

« Nul doute que des mesures vigoureuses en faveur du reboisement et de la lutte contre la déforestation seront prises sur les bords de la Lagune Ebrié », selon l’Infodrome qui revient également sur le forum des jeunes organisé le 8 mai. Un mécanisme de financement des activités agricoles des jeunes a été annoncé.

Une attaque ce week-end dans le nord-ouest du Burkina Faso, dans la ville de Nouna

Des hommes armés ont lancé un assaut contre la prison de la ville dans la nuit de samedi à dimanche. L’attaque n’a fait aucune victime ni blessé, selon un communiqué du ministère de la Justice. D’autres sources annoncent la mort d’un volontaire de la défense pour la patrie (un supplétif civil des forces de sécurité) et soixante-cinq prisonniers libérés. Alors Le Pays soulève de nombreuses interrogations : « Pourquoi les militaires basés à Djibasso, Barani et Dédougou n’ont-ils pas bougé, alors qu’ils étaient tous à une cinquantaine de kilomètres de Nouna ? Y a-t-il eu des complices au sein des populations qui ont facilité la tâche aux assaillants avant, pendant et après l’attaque ? »

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