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PDCI-RDA : L’ex-ministre des sports Dagobert Banzio est décédé à Paris/son Curriculum

L’ex ministre des sports est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à Paris, annonce son parti le PDCI-RDA. Il était âgé de 60 ans. L’ancien ministre était gravement malade depuis plusieurs mois.

Curriculum

Dagobert Banzio est né le 21 juin 1957 à Tinhou dans le département de Bloléquin en Côte d’Ivoire. Ingénieur des travaux publics (ENSTP Yamoussoukro 1983) et économiste (Centre d’études des programmes économiques, 1985-1986 Paris, DEA (École des hautes études en sciences sociales et ENSAE), diplôme supérieur de recherches appliquées université Paris IX Dauphine).
Marié et père de sept enfants, il est ministre de la Jeunesse, de l’Éducation civique et des Sports dans le gouvernement Charles Konan Banny (décembre 2005 – 7 avril 2007), ministre de la Jeunesse, du Sport et des Loisirs dans le gouvernement Soro I (avril 2007 – 4 mars 2010), ministre des Infrastructures économiques dans le gouvernement Soro II (4 mars 2010 – 5 décembre 2010), puis ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Salubrité urbaine dans le gouvernement Soro III. Il a été ministre du Commerce dans le gouvernement Soro IV.
Député à l’Assemblée nationale, issu des rangs du PDCI et vice-président de cette institution, il a été également conseiller général de Guiglo depuis 2002. Ancien directeur-général adjoint de la Nouvelle CAISTAB et directeur de cabinet du directeur-général de la CAISTAB (1996-1999). Conseiller technique du ministre de l’Économie et des Finances (1994-1996). Directeur de la division des Moyens et chargé des cours de choix économiques des projets, microéconomie et marchés publics (1987-1989) à l’ENSTP de Yamoussoukro. Le 13 mars 2012, il a été reconduit comme ministre du Commerce le nouveau gouvernement de Jeannot Kouadio-Ahoussou.

Dagobert Banzio malade ou quand la haine l’emporte sur l’humanité

André Silver Konan

L’image d’un Dagobert Banzio malade, mais digne et combatif, a fait le tour de forums proches de l’ancien pouvoir, ce week-end et jours suivants. Les railleries, méchancetés et malédictions, qui ont inondé les réseaux sociaux rappellent à quel point de nombreux Ivoiriens se sont laissés déshumanisés, par la politique.

Exemple patent. Ce commentaire sous un post d’un jeune homme, invitant les proches de l’ancien pouvoir à arrêter les « commentaires maléfiques », sur l’ancien ministre du PDCI, 59 ans, actuel président du Conseil régional du Cavally et toujours proche d’Alassane Ouattara.

« C’est regrettable , mais n’oubliez pas comment les autres sont morts , comment ils sont devenus (sic) en prison . Dans un pays où il y a deux camps , où le camp des faibles est tjrs martyrisé , comment voulez vous que ce camp soit compatissant ? ». Le commentaire est signé d’un ancien PCA de Laurent Gbagbo, ancien conseiller économique et social, responsable du FPI.

Cet homme est pourtant un chrétien, il se plait à faire des messes les dimanche et tient même des responsabilités dans sa paroisse. Comme la plupart des personnes qui ont souhaité la mort de Banzio ou qui rêvent qu’il soit précipité dans le séjour des morts.

Ces chrétiens nouveaux, qui chaque jour, sur leur mur Facebook, publient des versets bibliques, terminent leurs commentaires par « Amen » et qui, dès l’évocation de la politique, deviennent méconnaissables, tant de leur bouche, sortent venin et vermines.

« Il ne faut pas s’y méprendre. La profusion de haine n’est pas l’apanage des seuls extrémistes pro-Gbagbo »

Mais il ne faut pas s’y méprendre. La profusion de haine n’est pas l’apanage des seuls extrémistes pro-Gbagbo. Dans le camp de l’actuel pouvoir, il suffit d’entendre des gens parler, pour qu’on se demande si ceux-ci sont sincères dans leur dévotion à Allah, chaque vendredi, quand ils plient genou à la mosquée.

Souvent, j’en suis à me demander, quand je lis les commentaires violents et haineux sur mon propre mur (je suis, toute modestie mise à part, l’un des rares en Côte d’Ivoire, à tolérer la contradiction, souvent même injurieuse), comment les Ivoiriens en sont arrivés à une telle déshumanisation.

Si vous ne comprenez pas pourquoi, en 20111, Duékoué a été l’épicentre de toute la violence meurtrière de la crise postélectorale (alors que ce n’était pas un carrefour assez stratégique), écoutez les extrémistes des deux camps, parler et vous aurez une réponse.

A Duékoué, de 2002 à 2010, des gens ont regardé des miliciens et des mercenaires tuer, voler, violer, avec une haine heureuse; des innocents, dont le seul tort était d’être considérés comme des étrangers.

A la faveur de la crise postélectorale, quand la terreur a changé de camp, d’autres gens ont regardé, avec une haine vengeresse, les miliciens d’Amadé Ouérémi, tuer, voler et violer; des personnes dont le seul tort était d’être considérées comme des autochtones.

Je l’ai dit à plusieurs reprises, je le répète aujourd’hui: à l’origine du mal de Duékoué, était la haine. Rien d’autre. Et manifestement, cette haine, dans le coeur des survivants, refuse de s’éteindre… Parce que l’irresponsabilité politique est plus forte.

« Je l’ai dit à plusieurs reprises, je le répète aujourd’hui: à l’origine du mal de Duékoué, était la haine »

Heureusement, dans cette explosion de haine mortifère, des voix empreintes de sagesse et d’humilité, comme celle de mon ami Arsène Touho, s’élèvent, pour appeler à la retenue, au pardon, à la tolérance, berf à l’humanité.

Faut-il désespérer de certains politiciens aux petits pieds ? Assurément non. Il faut continuer à prier pour eux, afin que le Dieu qu’ils disent eux-mêmes confesser, incline leur coeur à l’amour de l’autre, même dans l’adversité la plus féroce.

Car il est écrit, et c’est la vérité: « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent » (Mathieu 5:4).

.andresilverkonan.com

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