07242017Headline:

YOPOUGON -Une mère raconte la mort mystérieuse de sa fille et accuse…

maman

Le lundi 18 mai 2015, c’est en pleurs qu’aux environs de 9h, nous avons reçu dame Kéita, dans nos locaux (Goupe Olympe), en Zone 4, Rue Louis Lumière.

Visiblement meurtrie par la douleur, elle explique sa présence par le fait qu’elle veut, interpeller les autorités compétentes, notamment le ministre d’État Hamed Bakayoko et la Justice, sur la mort de sa fille aînée.

Il s’agit de dame N’Goran Amena Rolande Euphrasie, 35 ans, décédée le 19 avril 2015, selon elle, dans des conditions obscures et dont l’on refuserait qu’elle voit le corps. De quoi s’agit-il ? En effet, à en croire dame Kéita, qui explique les faits, la main sur le cœur, le samedi 18 avril 2015, alors qu’elle se trouvait à un baptême, sa petite fille de 15 ans, la croyant au chevet de sa mère dans une clinique à Yopougon, l’appelle pour lui demander comment les choses se passent là-bas ? Dame Kéita dit tomber des nues, quand L’adolescente lui apprend que, la veille, soit le 17 avril 2015, sa maman est tombée et a même uriné et fait les selles sur elle. Et que, alors que sa génitrice délirait, son papa, un capitaine de la police répondant aux initiales A.D.F, l’aurait enfermée dans leur chambre conjugale, jusqu’à ce jour, où il l’a, en compagnie de parents, conduite vers 15h, dans une clinique. Tout en promettant informer la génitrice de celle-ci.

Saisie à présent, dame Kéita, flanquée de son pasteur, se déporte à la clinique et trouve sa fille Rolande dans un état déplorable. La jeune dame qui serait très agitée, à la vue de sa maman, aurait indiqué : « Maman, ils ont pris mon cœur...» Ensuite, se tournant vers son concubin un peu plus tard, elle aurait laché : « Chéri toi aussi dê… Mange maintenant. » Dès lors, note dame Kéita, le capitaine A.D.F a quitté la clinique avec ses parents. « Toute la nuit, le pasteur a intercédé pour délivrer ma fille et, vers 6h du matin, elle a retrouvé un peu de lucidité et a demandé de la conduire dans les toilettes, où elle a encore fait des selles de couleur verte. Elle m’a demandé de la rincer, pour la rendre propre, » note dame Kéita.

Cela fait, entre deux sanglots, poursuit-elle : « Elle m’a souri et m’a demandé de l’excuser pour ses erreurs de jeunesse, et 2 plat

demandé après tous ses frères et sœurs. Puis, j’ai entendu un bruit provenant de sa bouche. J’ai couru chercher le médecin. À notre retour, ma fille est passée de vie à trépas, et sa peau se désagrégeait. Face à ce mystère, j’ai appelé A.D.F qui n’est arrivé que des heures, plus tard. Et nous avons conduit la dépouille au Chu de Yopougon.» Depuis cette date, souligne notre interlocutrice : « Je suis interdite de voir le corps de ma fille par le capitaine de police, qui détient le certificat de décès, alors qu’il ne l’a mariée ni dotée. Et cela, après plus de 20 ans de vie en concubinage. Et dire qu’il avait, à l’époque, soit en 1994, enlevé ma fille qu’il avait enceintée, à 14 ans, alors qu’elle était dans une école de couture.» « Et c’est grâce à Soir Info, où je suis venue prendre à témoin l’opinion, que A.D.F est sorti de l’eau avec ma fille avant de me présenter des excuses, par l’intermédiaire d’un commissaire de la Police judiciaire (Pj), où exerçait A.D.F, alors lieutenant . Et après, malgré toutes les interpellations, il a confisqué ma fille avec qui il a eu cinq enfants. Et ce n’est qu’en janvier 2015, que ma fille qui avait coupé tout lien, est revenue faire la paix avec moi, tout en m’expliquant toutes les souffrances que les parents de son concubin lui font subir, » mentionne notre interlocutrice, avant de conclure : « Je sais qu’on a tué ma fille. Je veux savoir de quoi ma fille est morte. J’interpelle donc les autorités compétentes, notamment le ministre Hamed Bakayoko, à double titre. Non seulement il est le ministre de la sécurité, mais il est aussi mon jeune frère. Feu mon père, Dr Bodriarh qui a servi longtemps à Séguéla, était l’ami et le médecin de papa Bakayoko. Je compte sur lui et fait confiance aux autorités de mon pays. Il faut une autopsie et que justice soit faite. »

Madeleine TANOU

 linfodrome.com

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