09292022Headline:

Cameroun : Yaoundé sous pression après les aveux de Glencore.

Depuis que le géant suisse a plaidé coupable pour des faits de corruption, les regards se tournent vers deux entreprises camerounaises, dont des agents auraient touché des pots-de-vin : la SNH et la Sonara. Des voix, dans l’opposition, s’élèvent pour demander l’ouverture d’une enquête.Voilà deux semaines que le scandale a éclaté. Deux semaines que le géant Glencore a admis devant la justice avoir versé près de cent millions de dollars de pots-de-vin à des officiels et à des agents publics en Afrique et en Amérique latine. Deux semaines que l’affaire fait la une au Cameroun, que Yaoundé ne réagit pas et que, du côté de l’opposition, des voix s’élèvent pour demander que la lumière soit faite sur l’éventuelle implication de deux des entreprises les plus emblématiques du pays : la puissante Société nationale des hydrocarbures (SNH), qui passe pour être le bras financier du régime de Paul Biya, et la Société nationale de raffinage (Sonara).

Spécialisé dans les mines et le négoce de produits pétroliers, coté à Londres, le Suisse Glencore a en effet plaidé coupable de faits de corruption fin mai. Selon les éléments mis à la disposition du public par les tribunaux, des employés de la SNH et de la Sonara ont perçu près de 13 millions de dollars (12,1 millions d’euros, environ 7 milliards de francs CFA) de dessous-de-table pour favoriser les opérations du groupe au Cameroun entre 2007 et 2010. La justice évoque un processus sophistiqué de versements.

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